Crise post-électorale au Gabon: Ali Bongo peut compter sur le soutien de Paul Biya (Analyse)

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Dans un article publié ce vendredi 16 septembre, nos confrères de jeune Afrique font une analyse sur les différents soutiens des présidents Africains, dont bénéficient déjà Ali Bongo et Jean Ping. D’après jeune Afrique, «le score est trop serré pour que l’un ou l’autre fasse l’unanimité».

Faisant un rappel des élections présidentielles de 2009 au Gabon, jeune Afrique a souligné qu’à cette époque, Ali Bongo avait bénéficié du soutien de Nicolas Sarkozy. Dès lors, il avait «réussi à mettre la communauté internationale dans son camp». Sarkozy s’était «fermement» opposé à l’envoi d’une mission de l’Union Africaine (UA) au Gabon alors que la victoire de Bongo était contestée.

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Mais pour cette fois, Ali Bongo «n’est plus dans la même position de force», indique le journal. D’après le journaliste français Christophe Boisbouvier, «à Libreville, un conseiller d’Ali Bongo ne doute pas de l’appui du Camerounais Paul Biya».

Ce conseiller se montre confiant à l’idée que leur «grand frère de Yaoundé est toujours là, bienveillant». Dans l’article, il est également mentionné que Biya avait déjà été l’un des chefs d’État africain à soutenir Ali Bongo en 2009, et il avait même pris l’initiative d’appeler Casimir Oyé Mba pour le persuader de retirer sa candidature.

Par contre, ce conseiller d’Ali Bongo reste convaincu que les deux autres Chefs d’État voisins, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et Denis Sassou Nguesso «soutiennent Jean Ping».

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Christophe Boisbouvier indique par ailleurs qu’entre Brazzaville et Libreville, «les relations sont en dents de scie, surtout depuis le décès, en mars 2009, d’Édith-Lucie Bongo Ondimba» qui était à la fois la fille du Président du Congo et l’épouse de celui du Gabon. Le Gabon et le Congo ne s’étaient pas accordés sur la gestion de ses obsèques. Ils avaient tous les deux «disputé sa mémoire et n’ont pas vraiment vidé cette querelle».

Idriss Déby Itno quant à lui emprunte le couloir de la neutralité, il prend «un malin plaisir à ne pas montrer sa préférence» entre Bongo et Ping. Au lendemain de la proclamation des résultats, le président Tchadien avait appelé «les deux frères ennemis gabonais pour les inviter à la modération».

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