Gabon : Ali Bongo a prêté serment pour un deuxième septennat

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Quatre jours seulement après la validation de sa victoire par la cour constitutionnelle, et après des critiques de l’union européenne, Ali Bongo a prêté serment ce mardi 27 septembre, au palais présidentiel. Ce qui lui donne officiellement tous les pouvoirs légaux d’entamer son deuxième septennat.

Pour saluer son investiture, des coups de canon ont alors été entendus près du palais présidentiel, siège de la cérémonie. Ali Bongo Ondimba a prêté serment devant la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo, qui a préalablement rappelé la décision des neuf juges constitutionnels rendue dans la nuit de vendredi à samedi : Ali Bongo a été élu avec 50,66 % des suffrages (172 990 voix) face à Jean Ping (47,24 %, 161 287 voix).

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Quatre chefs d’État africains (Mali, Niger, Togo, Sao Tomé) assistaient à la prestation de serment ainsi que les Premiers ministres du Sénégal, du Tchad, du Congo, de la Centrafrique et du Maroc. La France était représentée par son ambassadeur à Libreville, tout comme les États-Unis. « Qu’ils viennent ou pas, ça ne change rien puisque la France n’a plus de diplomatie. », a commenté le porte-parole du gouvernement Bilie-By-Nze.

«Je jure de consacrer toutes mes forces au bien du peuple gabonais, en vue d’assurer son bien-être et de le préserver de tout dommage, de respecter et de défendre la Constitution et l’Etat de droit», a récité le chef de l’Etat, 57 ans, main gauche sur la Constitution et main droite levée vers le drapeau vert-jaune-bleu du Gabon.

Sur les ondes de la radio Rfi, l’opposition gabonaise a dénoncé ce qu’elle appelle une cérémonie à huis clos. « On ne prête pas serment à la hussarde, on ne prête pas serment en cachette. C’est la logique du fait accompli », regrette Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, porte-parole de Jean Ping, rival malheureux du président sortant à l’élection.

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La communauté internationale a quant à elle accueilli la réélection d’Ali Bongo de manière plutôt crispée. Les observateurs de l’Union européenne ont notamment assuré que la Cour constitutionnelle gabonaise n’avait pas rectifié les anomalies constatées par leur soin lors du scrutin à tour unique du 27 août.

La première proclamation de la victoire d’Ali Bongo, le 31 août, avait entraîné de nombreuses manifestations, souvent marquées par des émeutes, des interpellations par centaines et plusieurs morts.

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