Apple: Le FBI revient à la charge et insiste sur les décryptages d’iPhone

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FBI contre Apple, deuxième épisode. Malgré la fin de la bataille très médiatisée entre Apple et le FBI sur le décryptage d’un iPhone en Californie, le gouvernement américain n’a pas renoncé à ses efforts judiciaires pour forcer l’entreprise californienne à aider la police dans d’autres enquêtes.

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Alors que le dossier avait semblé provisoirement clos fin mars, quand le gouvernement avait annoncé après plusieurs semaines de bras de fer l’abandon de la procédure judiciaire contre Apple, le répit n’a pas duré longtemps. Le ministère de la Justice a indiqué vendredi qu’il maintenait sa procédure d’appel contre une décision de la justice new-yorkaise, qui avait refusé fin février d’obliger Apple à extraire les données d’un iPhone appartenant à un membre d’un réseau de trafic de drogue.

Parallèlement, une association de défense des libertés civiles, l’American Civil Liberties Union, a obtenu vendredi la levée du scellé sur une décision jusqu’alors confidentielle dans une autre procédure similaire, se déroulant dans l’Etat du Massachusetts (nord-est). D’après le document rendu public sur internet par l’association, la juge de Boston Marianne Bowler avait signé début février une injonction judiciaire ordonnant à Apple d’assister les forces de l’ordre pour récupérer le contenu d’un troisième iPhone. L’appareil appartenait cette fois à un homme suspecté d’appartenir à un gang.

Apple était prié d’extraire les données de l’appareil et d’en remettre une copie aux enquêteurs, et/ou de leur fournir les codes personnels de l’utilisateur permettant d’accéder au téléphone. La décision précisait toutefois qu’Apple pouvait le cas échéant fournir aux enquêteurs des données brutes, chiffrées, et n’était «pas obligé de tenter de les décrypter, ou de favoriser d’une autre manière les tentatives des forces de l’ordre pour accéder à des données chiffrées».

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Les avocats d’Apple ont vu vendredi dans la poursuite des efforts judiciaires des autorités à New-York la preuve que l’objectif était bien de créer un précédent, et d’élargir davantage l’accès dont les forces de l’ordre peuvent bénéficier. Si les trois affaires se ressemblent, il ne s’agit en effet plus seulement désormais d’obtenir un accès dans un cas hautement sensible de terrorisme. La marque à la pomme met en garde depuis le début contre des risques de dérives, aux conséquences graves pour la protection des données privées des utilisateurs de ses appareils.

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