Technologie: La naissance de nouvelles générations de codeurs « Made In Africa »

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La ville de Bouaké, située dans le centre de la Côte d’Ivoire à 350 Km d’Abidjan, la capitale, accueille désormais une école d’un nouveau style. Il s’agit d’une école de « codeur » made in Africa.

Dans la petite villa située à deux pas de la réserve animalière de Bouaké, qui sert de prototype, il n’y a pas de tableau, de craie, ni de pupitres en bois mais on y trouve des claviers et des écrans. Il s’agit de Simplon.co, école française spécialisé dans la programmation informatique qui a décidé de s’installer à Bouaké, et d’ouvrir ses portes à une vingtaine d’étudiants africains en avril 2016, nous apprend le quotidien Le Monde
Au menu, un mélange de cours en ligne et d’enseignements assurés par des professeurs locaux. « L’idée est que la formation gratuite, soit accessible à une diversité de parcours, sans prérequis techniques ni diplômes. Les candidats ont passé des tests en ligne, en plusieurs étapes. Cela nous a permis de voir leur niveau de motivation et leur capacité à apprendre en autonomie » soutient Johanna Niedzialkowski, responsable du développement international de Simplon.co

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Premiers pas en Afrique

Frédéric Bardeau cet homme qui a fondé Simplon.co en 2013, possède désormais une dizaine d’écoles en France et annonce l’ouverture d’une trentaine d’écoles supplémentaires d’ici à fin 2016. L’école de Bouaké marque le début de l’essaimage de Simplon.co sur le continent. Simplon.co est l’un des plus grand réseau de fabriques labellisées « Grande école du numérique» , propose des formations gratuites et intensives pour apprendre à créer des sites web et des applications mobile, et en faire son métier. La formation s’adresse prioritairement aux jeunes de moins de 25 ans, non diplômés ou peu diplômés, issus des quartiers populaires et des milieux ruraux, nous apprend le site de l’institution.

« L’idée de s’implanter en Afrique est venue naturellement. La diaspora africaine est très présente à Montreuil. Des anciens étudiants ont eu envie d’ouvrir des formations dans leurs pays d’origine. Certains sont en train de prospecter au Sénégal, au Mali, en Guinée. » explique Johanna Niedzialkowski spécialiste des organisations internationales.

Développements tous azimuts

 « L’Afrique est en pleine révolution numérique, mais les entreprises locales peinent à trouver des développeurs qui maîtrisent les nouvelles technologies. Les cycles universitaires classiques proposent des cours de web, mais le niveau est faible, car les professeurs sont issus d’une génération qui a souffert du manque d’accès aux infrastructures et donc aux technologies. Il y a une vraie demande. » analyse, Thierry Barbaut, expert du numérique sur le continent et gérant du cabinet de conseil Stratégie Afrique

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Cette lacune, les écoles numériques françaises comptent la combler. Simplon.co devrait ouvrir, d’ici la fin de l’année,  deux nouveaux établissements, à Dakar et à Casablanca.  Les débouchés offerts par ces formations sont nombreuses. « Le code est un rouage de base permettant de concrétiser n’importe quelle idée innovante en lien avec le numérique, le digital, le mobile, explique Thierry Barbaut. Ces formations sont en train de former le vivier de codeurs dont l’Afrique a besoin pour poursuivre sa révolution numérique. La première génération de codeurs professionnels made in Africa  est en train de naître. »

Cette initiative est à saluer. Avoir des programmeurs made in Africa permettra de booster l’auto-entrepreneuriat.

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