Burkina Faso: « Compaoré et Soro doivent être jugés même sans extradition », UGEP

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Blaise Compaoré l’ex-président du Burkina Faso et Guillaume Soro le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, visés par des mandats d’arrêts internationaux émis par la justice militaire burkinabé, « doivent être jugés même sans extradition », a estimé l’Union de la gauche extraparlementaire (UGEP).

« Avec ou sans l’extradition de Blaise Compaoré et de Guillaume Soro, les concernés doivent être jugés et la vérité révélée à la face du monde », a déclaré le coordonnateur de l’UGEP, Evariste Yogo au cours d’un point de presse.

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A titre de rappel Le président Blaise Compaoré est visé par un mandat d’arrêt dans le cadre de l’affaire de l’assassinat de Thomas Sankara lors du coup d’État qui le porta au pouvoir en 1987.

Quant à Guillaume Soro, il lui est reproché un présumé soutien au coup d’État manqué de septembre dernier.

Les autorités ivoirienne et burkinabé ont convenu de régler cette question judiciaire par voie diplomatique, tandis que Blaise Compaoré a obtenu la nationalité ivoirienne, rendant de facto son extradition difficile, la Côte d’Ivoire n’extradant pas ses nationaux.

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« Aucun burkinabé ne doit se soustraire à la justice, surtout quand on a été chef d’État, pire quand on a été un officier supérieur, on ne doit pas fuir la loi de son pays », a soutenu M. Yogo.

Que « Blaise Compaoré devienne Ivoirien ou pas, ça, c‘est son problème. Mais la justice doit suivre son cours. Notre problème, c’est de traduire (devant la justice) tous ceux qui ont déstabilisé le Burkina Faso », a affirmé pour sa part le porte-parole du gouvernement burkinabè, Remis Fulgeance Dandjinou.
D’après lui, « tous ceux qui sont responsables de la déstabilisation du Burkina Faso doivent être traduits devant la justice ».




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