Burkina Faso : le coup d’Etat de Diendéré aurait un lien avec les résultats de l’autopsie sur la mort de Thomas Sankara

4

Le juge d’instruction en charge de l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara avait convoqué les avocats des parties civiles jeudi dernier pour leur communiquer les résultats de l’autopsie du corps présumé de l’ex-président.
Dans une lettre officielle dont « Jeune Afrique » a obtenu une copie, le juge d’instruction militaire François Yaméogo, chargé de l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara, avait convoqué jeudi dernier à 9h00, les avocats des parties civiles impliquées dans ce dossier pour « prendre connaissance des conclusions des rapports de l’expertise balistique et de l’autopsie après exhumation des restes présumés » de l’ancien président et de ses douze camarades assassinés le 15 octobre 1987 à Ouagadougou.
Mariam Sankara, la veuve de Thomas, a elle aussi reçu cette convocation. Actuellement en France, elle n’avait pas prévu de s’y rendre mais attendait que ses avocats la tiennent informée.
Ces résultats d’enquête étaient attendus depuis près de quatre mois et l’ouverture des tombes supposées de Sankara et ses proches par des experts burkinabè et français, fin mai, au cimetière de Dagnoën, à Ouagadougou.
Étouffée par le régime Compaoré, l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara avait été relancée par le régime de transition renversé jeudi par les militaires formant le Conseil national pour la démocratie (CND).
Son président, le général Gilbert Diendéré, bras droit de Blaise Compaoré depuis plus de trente ans, est suspecté d’être impliqué dans l’assassinat de Thomas Sankara. Raison pour laquelle il aurait anticipé de faire un coup d’Etat au gouvernement de transition et de continuer à étouffer la vérité sur les vraies responsables de la mort de Thomas Sankara.

Publicité
Publicité



Latest Posts

Partager.

Commentaires

Commentaires

4 commentaires

  1. le problems de Burkina est lies a l assassina de Thomas sankara compaore avec ses complices international, les enemies de l’Afrique.

Laissez une réponse