Burkina Faso : le refus d’extrader Blaise Compaoré suscite la colère des populations

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Daté du 17 novembre 2014, soit un peu plus deux semaines après son exil à Abidjan, le décret numéro 2014-701 annonçant la naturalisation de Blaise Compaoré, a été publié au Journal officiel daté du 18 janvier 2016. Depuis ce temps, c’est seulement le 23 février dernier, que les médias ivoiriens ont relayé l’information.
Une nouvelle qui a provoqué des réactions acerbes sur la toile. Des réactions vacillant entre indignations et résignations pour le fait que Blaise Compaoré fait l’objet d’un mandat d’arrêt international pour son implication présumée dans l’assassinat de Thomas Sankara.
Un autre décret également daté du 17 novembre 2014 et publié dans le même Journal officiel annonce également la naturalisation de François Compaoré, le frère de l’ancien président burkinabè.
Désormais ivoirien, Blaise Compaoré, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international pour son implication présumée dans la mort de l’ancien chef d’Etat Thomas Sankara, selon Jeune Afrique, ne sera sans doute jamais extradé. Une procédure qui paraissait cependant déjà bien improbable au regard des liens d’amitiés qui unissent Compaoré et Alassane Ouattara, le chef de l’État ivoirien.
« En un mot comme en mille, c’est tout simplement lamentable. Il l’a fait pour échapper à la justice de son pays, parce qu’il sait que la Côte d’Ivoire n’extrade pas ses ressortissants. Mais ceci est terriblement honteux. Il jette l’opprobre sur lui-même et sur tous ceux qui sont liés à lui », a notamment déploré, sur RFI, Ismaël Diallo, coordonnateur du Front de renforcement de la citoyenneté.
Si l’importance d’une normalisation des relations entre les deux pays devrait s’imposer au plus haut niveau de l’État, la nouvelle fait tout de même grincer des dents à Ouagadougou, tant la soif de justice avait été l’un des moteurs de l’insurrection populaire d’octobre 2014 qui a conduit à la chute de Blaise Compaoré.

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Commentaires

Commentaires

4 commentaires

  1. tomsayer1961 sur

    franchement, a ce stade de l’évolution de notre pays, ou il n ‘y a pas d’eau, pas d’électricité, ou la dette intérieure du gouvernement plombe literalement l’économie de burkina, ou dans les hopitaux les médicaments de 1ere nécessité manquent, nous on herche simplement à joindre les deux bouts (on survit). nous n’avons pas d’énergie pour nous indigner, nous laissons cela à ceux qui ont mangé et qui sont plus que rassasiés. Pendant que les syndicats des magistrats reclament plus de moyens, que les autres syndicats sont entrain d’aiguiser leurs couteux pour sauter dans la bataille, ya en qui ont de l’énergie à s’indigner. grand bien leur fasse.

  2. J’aimerais aussi que le peuple ivoirien demande des comptes à Alassane Ouattara quia la spécialité d’extrader des vrais ivoiriens mais pas les naturalisés. Si Blaise ne répond pas à ses crimes, qui va répondre à sa place. Poussez Alassane à répondre alors. Peuple ivoirien on attend votre réaction.

  3. Peuple burkinabé, restez vigilant, on ne dois pas vous voler votre liberté. Alassane montre qu’il n’ait pas du côté de la justice et se fiche éperdument de ce peuple des hommes intègres. Le temps est l’autre nom de Dieu. Y’en a marre. Comment ne devons nous pas accusé les occidentaux en occurrence la pauvre France qui passe son temps à s’initier dans la politique africaine. Du jamais vu tout cette foutaise. Sa ne se passe nul part qu’en Afrique. Jamais en occident. Pour une fois peuple africain. Ouvrons les yeux et disons d’une même voix « SA SUFFIT MAINTENANT »

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