Burundi: Situation très inquiétante. Les ressortissants européens appelés à quitter le pays.

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Depuis plusieurs mois, la situation au Burundi est plus qu’inquiétante. Depuis plusieurs mois le Burundi croule sous le poids de la violence.

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En effet depuis fin avril, le pays est au bord de la guerre civile. En cause, la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, contraire selon ses adversaires à la Constitution, a plongé le Burundi dans une grave crise qui a fait au moins 240 morts et 200.000 réfugiés. La répression des manifestations et la réélection en juillet de Pierre Nkurunziza n’ont pas empêché l’intensification des violences, désormais armées. Ces violences, quasi quotidiennes entre groupes armés, laissent désormais craindre un retour des violences à grande échelle dans ce pays à l’histoire post-coloniale jalonnée de massacres entre Hutu et Tutsi. Le Burundi est sorti il y a moins de 10 ans d’une longue guerre civile qui a fait quelque 300.000 morts entre 1993 et 2006.

Face aux «risques croissant» de violences au Burundi, l’Union européenne a décidé d’ «évacuer» les familles et «les personnels non essentiels» de sa délégation présents dans ce petit pays d’Afrique situé dans la région des Grands Lacs en proie depuis six mois à une crise politique qui menace de dégénérer en affrontements ethnique. «On voit bien que la situation est dangereuse à Bujumbura», la capitale. «Nous prenons donc des mesures pour notre personnel et les familles» qui devraient quitter le pays «dans les jours qui viennent», a expliqué un responsable européen.

De son côté, la Belgique, ancienne puissance coloniale, a également conseillé vendredi à ses ressortissants de quitter le pays, en raison notamment des «propos hostiles à la Belgique et des menaces à l’encontre des ressortissants belges qui ont (…) été diffusés». D’après le ministère belge des Affaires étrangères, environ 500 Belges sont actuellement présents au Burundi. En France, le ministère français des Affaires étrangères a indiqué avoir pour l’heure «recommandé» à ses quelque 500 ressortissants de «faire preuve de prudence».

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Afin d’éviter que le pays ne sombre de nouveau dans un tel conflit, les 15 membres du Conseil de sécurité de l’Onu ont adopté jeudi à l’unanimité une résolution présentée par la France. Ce plan, aux termes vagues, demande à l’Onu de renforcer sa «présence» au Burundi, en y envoyant une équipe d’experts et en préparant dans les deux semaines des «options», ce qui pourrait inclure le déploiement des Casques bleus, sans que le terme soit employé. Elle évoque aussi de possibles «mesures supplémentaires» contre ceux qui incitent à la violence et entravent la paix, sans utiliser expressément le terme de sanctions. Le camp présidentiel et les anti-troisième mandat se sont tous deux déclarés «satisfaits» de cette résolution, en donnant chacun une lecture différente.

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