Cameroun: La chanson controversée «Coller la petite» de FranKo au cœur des débats à l’Assemblée Nationale

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Pendant le moment des discussions générales dans la nuit du samedi 05 décembre au dimanche 06 décembre, les représentants du peuple ont manifesté leurs inquiétudes au sujet de la chanson controversée «coller la petite» de l’artiste camerounais Franko.

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Ils ont tous été de commun accord que la chanson à succès «coller la petite» de Franko, est un véritable vecteur de dépravation des mœurs. «La préoccupation concernant la chanson «coller la petite» me semble bien profonde. Car c’est une grossière invite à la débauche, qui heurte la morale et des mœurs» a mentionné l’honorable Cécile Epondo Fouda. «Une œuvre à la cacophonie scandaleuse et scandalisante» a renchéri Narcisse Mouelle Kombi, le Ministre des Arts et de la Culture. Malgré tous ces discours, les députés qui espéraient voir les autorités prendre des mesures pour interdire la diffusion des musiques de ce genre, grande a été leur surprise d’apprendre qu’il n y a ni loi, ni une disposition réglementaire qui interdit la diffusion des chansons comme celle de Franko. De plus, au nom de la garantie des libertés, le Préfet du Département de la MIFI, Joseph Tangwa, qui a avait pris le lundi 2 Novembre 2015 un arrêté pour interdire la diffusion de la musique de Franco dans son unité de commandement, a été sommé par sa hiérarchie de rapporter son arrêté.

«Un fait nouveau est intervenu. Le Préfet du Département de la MIFI a opéré ce qu’on appelle en droit administratif, le retrait de son acte. Cela veut dire que l’acte n’a jamais existé. Il n’a pas produit d’effet. Le Ministre de l’Administration territoriale a veillé sur la garantie des libertés et la priorisation des licences dont jouissent les auteurs des œuvres de l’esprit»

a détaillé Jules Doret Ndongo, Ministre délégué représentant le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation.

«Des réponses à ce phénomène qui est apparu comme une déviance, un déficit moral, ou immoral, doit tenir compte du contexte dans lequel cette œuvre est née. Elle est née à la confluence d’un contexte caractérisé par une double dimension. La première dimension est juridique. Nous sommes dans un contexte de libération. Libération des opinions, libération des expressions, libération des esprits, mais, également, une dimension sociologique. La mondialisation. Voilà bientôt un demi-siècle, que nous entendons répéter que le temps du monde infini commence. Un monde dans lequel il n y a plus de frontière…ça suppose un monde virtuel qui est porté par les nouvelles technologies de l’informatisation et de la communication. D’où le problème de l’efficacité de certains actes, notamment des actes portants interdictions. Le ministre de l’AT a rappelé tout à l’heure que la décision prise par le préfet de la MIFI d’interdire cette œuvre a été rapportée. A bon droit. Pourquoi ? Parce que, une telle décision ne peut être une prophétie auto réalisatrice. Un phénomène aussi devançant que celui-là, ne peut disparaître par la seule vertu d’un acte réglementaire. Parce qu’aujourd’hui, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, internet et autres, permettent de diffuser les œuvres à une vitesse exponentielle… Donc, des mesures à prendre par les pouvoirs publics doivent tenir compte du fait que nous sommes dans un contexte de libération. Au ministere des Arts et de la Culture, il existe une commission de contrôle, la mise en exploitation des œuvres cinématographiques et des enregistrements sonores. Mais, cette commission ne concerne pas les œuvres musicales. Donc, cela amène à réfléchir pour les autres dimensions de la législation tant que sont concernées les œuvres de l’esprit» se défend Narcisse Mouelle Kombi.

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Le député Cécile Epondo Fouda quant à elle relève également que l’apparition du drapeau du Cameroun dans le clip de Franko suscite d’autres préoccupations.

«Le clip de cette chanson diffusée sur les antennes des télévisions étrangères, compromet l’image de notre pays, puisque dans ce clip, est brandi un drapeau aux couleurs vert – rouge – jaune du Cameroun. Une présence qui pourrait être interprétée comme une caution donnée par les garants de l’État alors question: l’usage du drapeau national ne devrait-il pas être réglementé ?» Le ministre Jules Doret Ndongo s’est une fois de plus montré impuissant face à cette autre nouvelle interpellation de l’élue du peuple. «En l’état actuel de notre droit, rien n’interdit pour l’instant, l’utilisation des emblèmes nationales. Nous regardons tous la télévision. Nous constatons que les artistes et les sportifs excellent dans cette pratique. Je vous signale cependant qu’il existe dans les services du Premier Ministre, un Comité interministériel pour la normalisation et l’harmonisation des symboles officiels de l’État. Ce comité examine ce genre de questions. Il est à pied d’œuvre et il rendra sa copie dans les tous prochains jours. Et alors nous saurons si l’usage ou le recours à l’utilisation du drapeau camerounais est réglementé».

Après la série de questions posées par les députés aux membres du Gouvernement, une longue épreuve entamée hier soir et achevée ce dimanche matin, il sera procédé bientôt au vote du budget de l’exercice 2016.

Qu’en pensez-vous ?

Source : Camer-info.net

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Commentaires

Commentaires

11 commentaires

  1. je suis pour la suspension de cette chanson, surtout quand il dit « coller la sœur, la cousine, et tante » il délire le gars là:-(

  2. DIBEBE OSCAR sur

    Je vous invite à écouter cette chanson d’un bout à l’autre.Ne faites pas de fixation sur « coller la petite  » seulement. Franky Vincent a fait pire et tous nous l’avons religieusement écouté. Foutez la paix à Franko

  3. Cette chanson est une pourriture de plus avec d’autre qui propage la prostitution et la vie insensé qu’on ne trouve plus aucune valeur moral et aucun sens de l’espoir pour un peuple en perte de pudeur.. On pourra bien comprendre qu’on peut désormais nous appeler les sans espoir car ce qu’on appel autorité n’existe pas au Cameroun et s’il en existe c’est seulement au intérêt de leur salaire en arnaquant la population.. S’il y’a pas une décision à prendre tout de suite pour de tel choses, sait qu’il n’y a pas de protection des mineurs au Cameroun pouvant les dérouter psychologiquement dans la vie et on va appelé cela liberté ?? Oui c’est sûrement sans discernement moral même le voleur à son droit de liberté.. Et le détournement de mineur ne peut Toujours être interprété sur l’acte physique, mais aussi moral en fonction du moral en plein évolution d’un enfant qui a besoin d’être suivi pour ne pas devenir un délinquant potentiel..
    Cette chanson n’est rien d’autre qu’un détournement de mineur par un mauvais conseiller qui peut détruire les conseils parental car cela heurte la sensibilité des mineurs et peut gagner leur esprit dans délinquance et le manque de respect familiale et environnemental.

    • Je rectifie

      Cette chanson est une pourriture de plus avec d’autre qui propage la prostitution et la vie insensé qu’on ne trouve plus aucune valeur moral et aucun sens de l’espoir pour un peuple en perte de pudeur.. On pourra bien comprendre qu’on peut désormais nous appeler les sans espoir car ce qu’on appel autorité n’existe pas au Cameroun et s’il en existe c’est seulement au intérêt de leur salaire en arnaquant la population.. S’il y’a pas une décision à prendre tout de suite pour de tel choses, sait qu’il n’y a pas de protection des mineurs au Cameroun pouvant les dérouter psychologiquement dans la vie et on va appelé cela liberté ?? Oui c’est sûrement sans discernement moral même le voleur là, aura son droit de liberté ou le violeur car le détournement de mineur ne peut Toujours être interprété sur l’acte physique, mais aussi moral en fonction du moral en plein évolution d’un enfant qui a besoin d’être suivi pour ne pas devenir un délinquant potentiel.. Cette chanson n’est rien d’autre qu’un détournement de mineur par un mauvais conseiller qui peut détruire les conseils parental car cela heurte la sensibilité des mineurs et peut gagner leur esprit dans délinquance et le manque de respect familiale et environnemental.

  4. djouatsa eric sur

    cette chanson est une ignominie un mal dans tous les sens du terme. Pour moi ce chanteur ne vaut pas la peine car il est plus mauvais pour la jeunesse que le virus du sida. Depuis quand les hommes pensent au cameroun que la cousine la tante la mere de quelqun est une betise? un cochon ce garcon de ***** je l’enveu tellement mes petit chantent sa

  5. Ces députés agissent en donneurs de leçons, alors que pour résoudre les problèmes cruciaux (le tripatouillage des urnes, la corruption, la faim de la population…) qui gangrènent la société camerounaise, ce sont de véritables saboteurs. C’est triste!

  6. Ces députés agissent en donneurs de leçons, alors que pour résoudre les problèmes cruciaux (le tripatouillage des urnes, la corruption, la faim de la population…) qui gangrènent la société camerounaise, ce sont de véritables saboteurs. C’est vraiment triste!

  7. Le grand problème est que ces mêmes députes sont de grands hypocrites. Une chose est sûr,  »ote d’abord la poutre dans ton œil et tu sauras comment enlever la paille dans l’œil de l’autre « .

  8. MBELECK SERGE sur

    D’aucuns pensent que le débat sur le clip de FRANKO « coller la petite » à l’assemblée nationale est tabou. Mais je pense qu’il a lieu d’être et que le Cameroun est un état de droit et avant qu’une autorité administrative ne prenne sa plume pour éditer un arrêté, il devra se rassurer de certains préalables (La loi le lui permet? Est-il dans son devoir vis-à-vis de la loi? etc… Si non chaque administrateur local fera de sa contré une zone de gestion unilatérale animée aux émotions personnelles. Il faut mettre fin à cela. Je n’encourage pas FRANKO mais en toute vérité, il chante mois pervers que plusieurs autre chanteur camerounais!!!

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