Cameroun : « Nous sommes des esclaves de Vincent Bolloré » déclare un ouvrier

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Depuis 1995, Vincent Bolloré est actionnaire dans un groupe financier luxembourgeois qui gère les participations dans une immense exploitation d’huile de palme.

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C’est à travers deux syndicats que le journaliste et reporter Tristan Waleckx a pu pénétrer dans une plantation d’huile de palme à deux heures de piste de Douala, la capitale économique. A travers ce reportage, l’on a pu toucher du doigt les conditions dégradantes et inhumaines dans les lesquelles les camerounais travaillent dans les plantations des palmiers à huile.

Hommes, femmes, adolescents dont l’âge est compris entre 14 et 16 ans travaillent et sont payés à la tâche à un euro par jour. Ils récoltent sans aucune protection de lourdes noix de palme. Ils ne sont pas employés directement par le groupe Bolloré, mais par une myriade de sous-traitants.
Les conditions de travail sont difficiles et misérables. « On dirait que nous sommes des animaux de brousse », déclare un ouvrier en montrant ses paumes de mains abîmées.

En visitant les campements vétustes de la palmeraie, l’on a découvert que les logements des travailleurs étaient des cabanes en bois sans eau ni mobilier et elles sont vieilles de plus de cinquante ans. « Ce ne sont pas des habitations dignes d’êtres humains », proteste un ouvrier. « Ici, on vit comme des chèvres ou des porcs », s’indigne un autre.

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Bolloré assure qu’il a fait pression sur ses partenaires des palmeraies pour que ces conditions changent,  mais rien n’a changé. Les associations locales des travailleurs ne cessent de manifester. « Nous sommes des esclaves de Vincent Bolloré », peut-on lire sur une pancarte de l’un des manifestants.

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