Crise Post-électorale Côte d’Ivoire: Un ex-militaire de la garde rapprochée de Gbagbo fait des révélations

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Il est connu par la diaspora ivoirienne en France, sous le nom de Peter 007. C’est un ancien militaire du commando des Forces Spéciales ex-GSPR de Laurent Gbagbo de 2000 à 2011. Il s’est exilé en Europe après la capture de Laurent Gbagbo. Peter 007 à l’instar de plusieurs autres militaires affirme que les combats qui ont précédé l’arrestation de l’ex-président ivoirien ne valaient pas la peine d’être menés.

« Oui, j’étais au front jusqu’au dernier jour. Il faut avoir le courage de le dire ; c’était un combat vain. Cela n’avait ni tête ni queue. Car nous avons été délaissés par ceux pour qui nous luttions. Etant à la résidence de l’ex-chef de l’Etat, j’ai pris part à tous les combats qui ont été menés autour de la résidence jusqu’à ce que l’armée Française bombarde ladite résidence… » affirme l’ex-militaire

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Dans sa rencontre avec nos confrères de IMatin, l’ex-militaire des forces spéciales, fait des déclarations surprenantes, concernant les combats de la crise post-électorale. Pour lui l’armée pro-Gbagbo a été roulée dans la farine. « Nous avons été bernés par nos supérieurs hiérarchiques. Tantôt, ils venaient nous remonter le moral mais, nous, nous savions que les carottes étaient cuites. Nous ne pouvions plus prendre le dessus sur l’ennemi ».  Pour lui, les dirigeants militaires avaient déjà connaissance de l’ampleur des faits et de leurs défaillances.

« Le Général Mangou, n’a pas fait sortir l’armée pour les combats sur les fronts d’attaques. La gendarmerie non plus n’est pas sortie parce que les supérieurs n’ont pas donné des instructions fermes dans ce sens. A mon sens, le Général Mangou a eu raison de ne rien faire parce que lui, il avait déjà capitulé. Il était passé du côté de l’adversaire. Je pense aussi que c’est la même attitude qu’a eu le Général Kassaraté ». martèle l’ex-militaire

Pour lui si, le chef de l’état Major de l’époque, le Général Philippe Mangou, n’a pas rendu sa démission, « c’était parce que cela aurait accéléré la déstabilisation du régime ».

Si Peter 007 est resté jusqu’aux moments qui a vu l’arrestation de Laurent Gbagbo, il doit la vie sauve à l’un de ses amis « dioula » précise t-il, qui l’aurait hébergé à Blockhauss un quartier non loin du palais présidentiel de l’ex-régime.

 Puis il réussira à sortir du pays et rejoindra l’Italie où il séjournera quelques temps, obtiendra un titre de séjour, avant de rentrer en France.

Une fois en France, Il se reconvertit en vendeur d’automobiles ce qui lui permet de vivre décemment en France. l’ex-Commando serait connu également comme  »Cyber-activiste ». Aujourd’hui, Il se dit ni pro-Gbagbo, ni Pro-Ado. Pour lui la priorité est de permettre à ses ex-frères d’armes également en exil de retourner au bercail. En effet selon lui, les exilés ivoiriens en Europe vivent des situations plus que précaires.

« Les ivoiriens en exil, surtout ceux vivant en France, souffrent. Ils n’ont ni dortoir, ni travail pour avoir une vie stable. C’est donc au regard de cela que certains ont manifesté le désir de rentrer au pays. Ils ne demandent qu’à reprendre leurs activités. Ce qui suppose qu’ils veulent réintégrer leurs emplois en ayant l’assurance qu’ils pourraient garder leurs postes parmi ceux qui étaient des gradés »

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Concernant ses relations en Europe avec les autres pro-Gbagbo, l’ex-militaire se dit déçu de plusieurs personne dont Stéphane Kipré. « J’avoue en toute sincérité que je suis souvent déçu de l’attitude de certaines personnes comme Stéphane Kipré.  Nous avons tous mené le combat auprès de Laurent Gbagbo, nous en sommes sorti vivant par la grâce de Dieu mais d’autres parmi nous sont dans la misère quand Stephane Kipré lui, roule carrosse. Comment imaginez-vous que ce monsieur puisse louer une maison en France à la bagatelle du million ! Nous, ça nous choque de voir cela. »

Notons que depuis plusieurs semaines, la sphère des pro-Gbagbo est déchirée par plusieurs polémiques. Certains cyber-activistes comme Johnny Patcheko qu’on accuse d’être sous la coupole de Stéphane Kipré, gendre de Gbagbo, s’en sont pris à Charles Blé Goudé. Pendant ce temps au sein du parti politique le FPI on assiste à une véritable guerre entre les camps Affi N’guessan et Aboudramane Sangaré.

 




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