Découvrez le jeune écrivain disciple de Cheikh Anta Diop

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L’écrivaine camerounaise Axelle Kabou se demandait déjà jusqu’à quand les africains arrêteront de se vendre et de se tuer entre eux. Ce qui est vrai, c’est que l’Africain n’a pas toujours manifesté un sens poussé pour la glorification de ses héros. Les grands hommes meurent en Afrique comme du  »n’importe quoi » et la mémoire collective n’est jamais presque entretenue à continuer leurs œuvres et à les marquer dans l’esprit des générations présentes et futures.

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Le cas de cheikh Anta Diop est à souligner avec insistance. Car il reste l’une des figures emblématiques de la pensée africaine ou africaniste. Celui qui aura eu le toupet de changer la manière de voir le monde, qui jusque-là n’était qu’eurocentriste, est mort en laissant une énorme littérature sur la question du Noir, comme étant le fondateur du monde moderne. Mais ses écrits semblent êtres restées lettre morte et seulement quelques disciples affairés à d’autres sujets semblent s’y intéresser.

Il faut dire qu’il était un génie, qui à peine 20 ans commence ses recherches sur la question de la place du Noir dans l’humanité sans cesse relégué au dernier plan au même niveau que l’animal ou le meuble. Malgré sa formation en technique, il a un goût prononcé pour l’histoire et il finira par soutenir une thèse qui sera censurée en France.

Nous avons découvert le jeune camerounais Arol Ketchiemen, âgé de 25 ans, diplômé en informatique en France, mais qui a choisi de poursuivre l’ouvrage immense de ce grand homme. Son ouvrage publié chez le suisse Favre intitulé  »l’origine des noms et des surnoms des pays africains » est une sorte de révolution. Il est préfacé par Odile Tobner, veuve de Mongo Beti écrivain plus qu’engagé. Elle parle du jeune auteur comme d’un disciple de Cheikh Anta Diop. Qui aura eu le courage de marcher sur les voies aussi hautes que pour ce géant de la pensée.

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C’est une fierté de tomber sur ce genre de profil de jeune auteur africain avec autant de courage qui nous prouve que rien n’est encore perdu au niveau de la pensée, et qu’on peut  enfin répondre à la question de Ki Zerbo à savoir:  »à quand l’Afrique »?

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