Deux jeunes entrepreneurs manquent de financement pour lancer leurs savons antipaludique (Vidéo)

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On aurait prédit à leur projet un avenir prometteur, puisqu’il leur aurait ouvert de grandes portes et sauver des millions de vie. Il s’agit du savon anti-moustique qu’ont développé deux étudiants. Malheureusement ce projet n’a pu atteindre les objectifs souhaités. Les innovateurs du projet ont été abandonnés à leur propre sort.

Originaire du Burundi, Gérard Niyondiko  et son ami Moctar Dembele, Burkinabé sont étudiants de l’Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2IE) à Ouagadougou. En 2013, ils nourrissent l’ambition  de développer un produit pouvant freiner la prolifération du paludisme en Afrique. Ils mettent en place un savon anti-moustique qui leur vaudra le premier prix du concours Global Social Venture Competition (GSVC), rapporte le site www.sciencesetavenir.fr, dans ses lignes du 24 Mars 2013. Le concours visait à récompenser de jeunes diplômés et créateurs d’entreprise à « fort impact social ou environnemental ». Les dés sont lancés. Le « Faso Soap »,tel qu’il baptise leur invention, offre de grandes lueurs d’espoirs.

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 « Gagner la GSVC nous a permis de gagner en visibilité. On a réussi à décrocher un partenariat avec l’école d’ingénieur ITECH, à Lyon, avec laquelle on a travaillé quatre mois en 2014 sur l’optimisation du produit », se souvient Gérard Niyondiko.

Alors qu’ils sont encore sur les bancs du master à l’Institut International d’Ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE).  Les étudiants reçoivent les médias du monde entier. Ils n’ont qu’un business plan et un prototype, mais déjà des particuliers appellent pour passer les commandes.

Trois ans après, aucune évolution, les clignotants sont au rouge. Les échantillons sont aujourd’hui enfermés à Ouagadougou dans un placard de l’incubateur qui abrite le projet de Gérard Niyondiko et Moctar Dembele. En effet les deux étudiants n’ont pu avoir aucun investissement ou subvention  pour financer  le développement à grande échelle de leur produit. le coût des tests et premiers essaies s’élèvent à  une trentaine de millions de francs CFA ( soit à peu près 50 000 euros)

Selon des sources, L’OMS ou l’Unicef ne financent pas de particuliers. Les étudiants ont également exploré la voie de l’Union Européenne ou des bailleurs de fonds spécialisés dans le paludisme. Hélas, le projet semble pas répondre aux critères à leurs yeux, pour prétendre à un financements de millions d’euros. Pour les petites ONG, le projet se montre trop gourmand.

Les créateurs du « Faso Soap » ne cachent pas leurs déceptions et leurs amertumes de n’avoir pas eu une oreille attentive. Néanmoins Ils continuent les démarches de sensibilisation pour mener à but leur projet. En 2015, la fondation nigériane Tony Elumelu, leur avait octroyé la somme de 5000 dollars soit 3 millions pour leur permettre de signer un partenariat avec le Centre national de recherche et de formation sur le paludisme du Burkina Faso pour que soient réalisés les premiers tests d’efficacité. Par la suite, il a été décidé de s’en remettre au financement par la foule. Nous rapporte journal le Monde

Ils ont décidé de lancer la campagne dénommé 100 000 vies, qui aura pour but de récolter au moins 30 000 euros. Il espère que, si les tests d’efficacité, dont les résultats sont attendus en juin, assurent une bonne qualité du produit, les premiers savons pourraient être vendus en 2017.

Au regard du parcours tumultueux de ces jeunes entrepreneurs , il apparaît dommage qu’aucun Etat africain n’ait pu apporter une aide quand on sait que le paludisme est une grosse endémie en Afrique. En 2015, selon l’OMS,  438 000 personnes ont été tuées par le paludisme. C’est d’ailleurs en Afrique subsaharienne qu’on enregistre le taux le plus élevé de mortalité. A moins que ce projet ne vienne gâcher les intérêts des grandes ONG, qui luttent contre le Paludisme en Afrique et qui s’enrichissent sur le dos des Africains.

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https://www.youtube.com/watch?v=nj0HoGo9k5Q

 

 

 




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