Burkina Faso: Les excuses de Roch Marc Kaboré à un journaliste agressé

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“Je regrette sincèrement ce qui s’est passé, car il n’est pas normal qu’à notre époque encore, de telles choses se passent. Je voudrais simplement présenter mes vœux de prompt rétablissement, à monsieur Sanogo”.

C’est en ces termes que le président du Burkina Faso, Roch Marc Kaboré, a présenté ses excuses au journaliste Guézouma Sanogo, journaliste à la radio nationale, et président de l’association des journalistes du Burkina. C’était à la fin de son discours d’ouverture, lors de la Journée nationale du paysan, célébrée vendredi dernier. Une cérémonie au cours de laquelle, le journaliste a été agressé par un gendarme de la garde rapprochée du chef de l’Etat burkinabè.

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Selon des confrères de la Radiodiffusion télévision burkinabè, Guézouma Sanogo revenait des toilettes, quelque temps avant le début de la cérémonie qui se déroulait à Kaya, lorsqu’il a été interpellé par un des gendarmes de la sécurité présidentielle.
Burkina : les excuses du président Kaboré après l'agression d'un journaliste par un gendarme
Les échanges verbaux  ont été houleux. Seulement la teneur n’a pas été explicitée. Le journaliste “a été projeté au sol par le gendarme”, explique la RTBF. Blessé au visage, Guézouma Sanogo a reçu quelques soins sur place. L’acte du gendarme a défrayé la chronique au point que, le président du Faso a rompu le silence:

“J’ai toujours dit et répété que la sécurité doit d’abord respecter les individus. Cela est une priorité, et même si nous assurons la sécurité, nous devons garder notre sang-froid, pour éviter de tels dérapages qui dénaturent notre démocratie”, a dit le président burkinabè.

Exaspérés par l’accueil qui leur avait été réservé sur le site de l‘événement, manque de places assises, et de dispositif pour leur travail, les journalistes avaient menacé de boycotter le rendez-vous.

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“Il a fallu l’intervention du Colonel Bagagnan, commandant du Groupement de la sécurité présidentielle qui a promis des mesures. “Ce matin, nous sommes là pour les paysans, travaillons pour les paysans, les 86 % de la population. Ils s’attendent à voir leurs frères venus ici parler en leur nom. Et ils comptent sur vous pour relayer leur discours”, a dit M. Sanogo avant de lui-même, reprendre le boulot”, rapportent les médias du Faso.

Yao Junior L




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