François Hollande veut-il arrêter la politique ?

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C’est dans le livre des journalistes Antonin André et Karim Rissouli, intitulé « Conversation privée avec le président », que François Hollande se confie et affirme qu’il compte arrêter la politique s’il ne remporte pas la présidentielle en 2017.

Un fait qui surprend est que le livre des deux journalistes commence par ce surprenant aveu de François Hollande. « C’est dur, bien sûr que c’est dur. C’est beaucoup plus dur que ce que j’avais imaginé », a confié le président de la République aux auteurs en novembre 2013.

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A en croire François Hollande, l’élection présidentielle de 2017 aura une grande influence sur son avenir politique. Dans son entretien avec les deux journalistes, dont ‘’Le Point’’ a publié quelques extraits on comprend que François Hollande voit déjà loin dans l’avenir, après l’échéance de l’an prochain, et envisage d’ailleurs la défaite.

Dans ce cas, sa décision est déjà prise. « Si je perds la présidentielle, j’en ‘prendrai pour cinq ans’. J’aurais 67 ans en 2022, donc si je perds, j’arrête la politique », affirme-t-il. « Quand on a été un jeune président, même si on a été confronté à la défaite, on peut revenir. Moi non », ajoute-t-il.

Une confidence délivrée alors qu’il n’a encore jamais officialisé sa candidature à la présidentielle 2017 (ni à la primaire de la gauche qui se prépare). Et François Hollande met encore des conditions : « Je ne ferai pas de choix de candidature si, d’évidence, elle ne pouvait pas se traduire par une possibilité de victoire », dit-il. « Il faut trouver du neuf. Et ça vaut surtout pour moi, parce que je suis en position de sortant ».

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Auparavant, le chef de l’Etat a toujours promis qu’il ne se lancerait que s’il arrivait à inverser la courbe du chômage. Une promesse qu’il ne regrette pas mais qu’il regarde aujourd’hui avec un œil critique… « Je croyais encore que la croissance serait de 0.7, 0.8, elle sera finalement de 0.1 ou 0.2. (…) J’ai eu tort ! Je n’ai pas eu de bol ! ».

Par ailleurs, François Hollande estime que Manuel Valls, le « social-républicain », n’a rien à craindre d’Emmanuel Macron, le « social-libéral ». « Contrairement à ce que certains peuvent penser, ils ne sont pas concurrents. Franchement, Valls aura démontré, quel que soit le résultat de la présidentielle, qu’il a été à la hauteur pendant trois ans (…), il est celui qui a la plus grande expérience politique. »




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