Gabon: Pourquoi Ali Bongo est menacé de quitter le pouvoir à tout prix ? (opinion)

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Il y a moins de deux mois, robert Bourgi faisait une sortie médiatique sur une chaine française où il expliquait toutes les manigances orchestrées pour que l’actuel président du Gabon arrive au pouvoir.

Lors de l’entretien qu’il avait eu avec france 24 avec le journaliste Marc Perelman, Robert Bourgi avait indiqué qu’Ali Bongo avait occupé le fauteuil de président après le décès de son père Omar Bongo, parce que son défunt papa avait laissé cette consigne à Jacques Chirac, et non parce qu’il avait gagné les élections.

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C’est d’ailleurs pour cette raison que le premier ministre français Manuel Valls, lors de son passage dans une émission à france2, avait maladroitement avoué qu’ Ali Bongo n’avait pas gagné les élections.

Que ce soit la déclaration de Bourgi ou celle de Valls, il semble que la machine de déstabilisation du régime Ali Bongo est mise en marche en vue de son renversement. Cette thèse est d’autant plus renforcée dans la mesure où la France a procédé à la saisie des biens de la famille Bongo en France, ainsi qu’à l’usage d’une campagne de dénigrement du président Ali Bongo à travers des slogans du genre, « Ali Bongo est le fils adoptif d’Omar Bongo ».

Mais la question qu’on peut se poser est de savoir pourquoi cet acharnement envers la famille Bongo? Pourquoi la France en veut autant à Ali Bongo? La réponse est toute simple: Ali Bongo bien qu’étant un protégé de la France , a décidé de revoir les accords entre la France et le Gabon. Car c’était des accords que son père avait signé sous la base d’un éternel néocolonialisme.

L’on pourrait également se demander pourquoi toutes ces attaques contre Ali Bongo n’arrivent que maintenant? La réponse est là : au regard des « dérapages » que Ali Bongo commet dans les accords avec la France et les « manques à gagner » qu’il cause aux intérêts français au Gabon, il semble urgent qu’il quitte le pouvoir à tout prix.

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C’est pourquoi le peuple gabonais subit actuellement une manipulation. Des campagnes de dénigrement orchestrées de toute pièce par l’occident font croire aux Gabonais que c’est en renversant le président Ali Bongo que le problème sera résolu. Pourtant la solution au problème du Gabon et même dans les pays d’Afrique Francophone, ce n’est pas nécessairement le renversement des chefs d’État, mais la rupture avec le néocolonialisme occidental.

Citoyen panafricaniste

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Commentaires

Commentaires

8 commentaires

  1. J’ose croire a toute vos plainte mais espoir aucun. Regarder a cote au congo l’exemple est la il a bien preterserment pendant k’il bombardait le pool sous le regard de la communaute intetnatoinale .kurunzinza tue depuis un an sous silence. Ali fera pareil ils vont donner des resultats a leurs faveures mettre l’armee dans la rue preter serment et voila le tour jouer en afrique fracophone on perd pas les elections quand on les organise sous la benediction du colonisateur soucieu de ses avantages .

  2. mes chers freres gabonais ne vous laissez pas manupuler par les français ou leur coussous.(les gabonais asouaffés)Mr ali c’est un president model en afrique plus precis en afrique centrale.car ou il est tous ce qui l’importe ce le bien être gabonais…si non meme les biens de son pére le sufusait avec ses enfant et sa famille…ne donner pas d’oportunité aux nouveaux politicient ou ceu qui disent que le pays va mal de venir encore amporé …concernant la politique c’est ainssi hee ont sabotent, denigrent,insultent,salissent,font tous leur possible destabiliser une personne et pourtant eux meme ne viendront pas faire mieux.metez vous a sa place vous comprendrez c’est que c’est la politique….

  3. C’est absolument regrettable d’entendre de telles aberrations de la part des gabonais, dans un pays où près de 70% de la population brasse la pauvreté, les jeunes n’ont de choix que de se prostituer pour gravir les échelons dans une administration opaque. tous les gabonais, même ceux qui sont avec Ali savent pertinemment qu’il n’a pas été élu en 2009, la machine électorale avait été confisqué comme toujours au profit du PDG en plus des manœuvre politiciennes dont peuvent se prévaloir les amis d’Omar Bongo pour introniser son fils à sa succession.
    La France étant le premier partenaire économique du Gabon se fait déjà son mea-culpa dont Bougie a eu l’honnêté de reconnaître et exprimer devant l’opinion suite à la gestion calamiteuse de leur protégé de 2009.
    Reconnaissons que les orientations prises par Ali Bongo ne sont qu’à la satisfaction de ces proches qui avec lui dilapident les ressources du pays, ce sont les mêmes qui l’ont porté à ce poste qui le feront tomber aussi car les élections au Gabon n’ont aucun sens les vainqueurs étant désignés d’avance.
    Si Ali Bongo était sur de son soutien par les gabonais il aurai réviser la loi électorale en ramenant les élections à deux tours comme le sollicitent les gabonaises et les gabonais depuis le vivant même de son père.

  4. Il est aberrant de constater le manque de considération de l’avis du peuple Gabonais de cet article. Ali Bongo n’as jamais gagné en 2009. La victoire de 2009 à été volé grâce à un coup d’état électoral grâce à une entente tacite avec la France de Sarkozy et leurs Médias. Dire qu’Ali Bongo à coupé les ponts avec la France est une contre vérité car les intérêts français sont toujours représentés au Gabon et la famille même du président est toujours détentrice de plusieurs affaires au Gabon avec souvent pour principaux associés des Français si ce n’est La France a travers plusieurs organismes. De quel richesses enlevées de la France et partagée au peuple Gabonais parlez-vous ? Les Gabonais souffrent et ce sont des frères africains qui souhaiteraient nous voir continuer à être asservi par la même famille depuis plus de 50 ans ? Au Gabon seul les Bongo et leur galaxie, se partagent l’argent du pays. Les jeunes sont aux chômage ou ne vont pas en coursa cause des grèves. Il manque de tout dans les hôpitaux et aucune personne n’est capable de voir son avenir sereinement à cause de la volonté du pouvoir d’asservir le peuple. Notre pays est dans un endettement colossal depuis qu’Ali est au pouvoir. De l’argent dilapidé chaque année lors des conférences et rendez vous inutiles pour le peuple Gabonais alors que cet argent aurait servi à autres choses. Tout ceci encouragé par des campagnes mensongeres ou des chiffres Prévisionnel sont érigés en résultat pour faire croire au monde entier qu’il y a du mouvement au Gabon alors qu’il n’en n’est rien. À chaque déplacement médiatique du pouvoir, ce sont des centaines de figurants payés pour donner l’impression d’un soutien alors que ce n’est que du pur mensonge. Pour avoir grandi sans argents et ne voyant pas d’avenir serein pour ma famille, cet article est une trahison venant de la part de frères qui se disent panafricain. Le panafricanisme c’est donc soutenir le népotisme et la barbarie. Pauvre Afrique. Vous nous donnez juste l’envie de nous suicider en voyant le manque de soutien de la part de nos frères africains.

  5. Anonyme sur

    le peuple n,y comprend rien le fait qu,ali soit président n,est pas une belle image pour notre pays à tout les niveaux

  6. Anonyme sur

    Votre commentaire

    Du n importe quoi allons aux élections et nous verrons si le peuple gabonais ne veux pas d Ali Bongo comme président. Arrêter de nous distraire car la France n est pas en droit de s ingérer dans la politique gabonaise. Que craint on ?

  7. Monsieur Moussa, je ne protège pas Ali Bongo. D’ailleurs, je suis contre le fait les fils des présidents africains doivent succéder à leur père, pour perpétrer la dynastie: ce n’est pas une chefferie traditonnelle. Le fait qu’il soit au pouvoir en lieu et place de son père est une bénédiction de la françafrique. Mais ce dont je m’offusque, c’est le soutien apporté à la France à tous ces dictateurs africains qui ambastillent leurs populations, aujourd’hui et nous disons que ce n’est pas gratuit. Si Ali Bongo n’avait pas succéder à son père et s’il n’avait pas l’intention de confisquer le pouvoir au détriment du peuple gabonais, il n’aurait pas eu tous ces ennuis.

    • Valentin sur

      Je suis peut-être d’accord avec vous que les fils ne doivent pas succéder à leur père au poste de Président à une seule condition, si la succession ne respecte pas les règles du jeux. Or, ici, le père s’en est allé et le fils a gagner les élections avec le concours et la bénédictions de ceux-là qui aujourd’hui, parce qu’on les aurait convaincu qu’ils peuvent prendre la place, se débinent et disent du n’importe quoi. Du vivant du père, auraient-ils oser? Que non. Parce qu’ils avaient leur part du gâteau avec la bénédiction des autres (occidentaux). Le père mort, le fils décide de se séparer d’avec eux, pour donner plus à son pays et ce sont les flèches qui tombent sur lui de toute part. Organisons de élections, je me repète libres, transparentes et démocrates… Et le peuple décidera.

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