Gambie: ‘’N’importe quel chef d’Etat occidental…qui viendrait parler de limitation de mandat en Gambie verra ce que je lui dirai’’, Yayah Jammeh

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Yayah Jammeh, arrivé au pouvoir en 1994 après un putsch et réélu quatre fois, a été désigné candidat de l’Alliance pour la réorientation et la construction patriotique (APRC, au pouvoir) au scrutin présidentiel du 1er décembre 2016 lors d’un congrès vendredi 27 février, selon des images diffusées samedi soir par la télévision publique gambienne, selon nos confrères d’Afrique 360..
« Continuons d’être au service du peuple de Gambie et gardons notre détermination à mieux le servir et lui donner les standards de vie parmi les plus élevés dans le monde », a déclaré M. Jammeh à ses partisans, lors de ce congrès tenu à Kanilai, sa localité natale dans l’ouest du pays.
« Nous sommes en démocratie et ils parlent de limitation de mandat. N’importe quel chef d’Etat occidental ou autre dirigeant d’Etat qui viendrait parler de limitation de mandat en Gambie verra ce que je lui (dirais), » a-t-il ajouté, en allusion aux critiques de pays occidentaux et de défenseurs des droits de l’Homme.
« Pendant mille ans, nous avons été assujettis à l’idéologie occidentale qui nous a ramenés en arrière, » a-t-il affirmé, ajoutant que ses détracteurs ont échoué à combattre son régime, soutenu, selon lui, par Dieu.
Yahya Jammeh a par ailleurs ajouté que l’opposition pouvait boycotter les élections mais n’avait pas le droit de déstabiliser le pays.
Le scrutin du 1er décembre 2016 doit précéder les élections législatives prévues le 6 avril 2017.
Son régime est accusé par des ONG de disparitions forcées, assassinats, exécutions extra-judiciaires et harcèlement de la presse et des défenseurs des droits de l’Homme, accusations qu’il a régulièrement rejetées.
Porté au pouvoir en 1994 par un coup d’Etat militaire, M. Jammeh a été élu pour la première fois en 1996 puis réélu trois fois (en 2001, 2006 et ensuite en novembre 2011 avec 72 % des voix).
L’APRC a remporté une victoire écrasante aux dernières législatives (43 des 48 élus, cinq parlementaires étant nommés par le président) en mars 2012. Ces scrutins ont été boycottés par six des principaux partis d’opposition accusant le régime « d’abus de pouvoir ».

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Commentaires

Commentaires

3 commentaires

  1. Cet homme yaya Jame est un fou voyou, et on ne peut pas le laisser diriger comme ça, il faut le chasser par force. C’est ceux jenre de personnes qui trouble et bloque l’Afrique au développement et à la démocratie.

  2. Votre commentaire.Voilà des dictateurs en Afrique qui ne vont que souffrir le peuple.je vous en pris,si vous pouvez le transmettre,dite lui qu’il va payé avant de quitter ce monde.dites lui de se souvenir du guide lybien,on a tous vu comment ça à terminer,pour lui serait pire que ça.nous y reviendrons

  3. Emmanuel Apane sur

    Voila une prise de position et un exemple qui devrai convaincre même les plus sceptiques de nos dirigeants.
    Qui sont ils pour nous dicter la manière de gouverner nos états alors que nos cultures sont différentes à tous points de vues ? Des ONG on s’en tape de leurs opinions. De véritables espions à la solde des multinationales et des gouvernants adeptes de Satan et de ses anges..

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