Israël : Une ultraorthodoxe se suicide en laissant derrière elle un témoignage bouleversant

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Une ancienne ultraorthodoxe, s’est suicidée dimanche dernier à  Ashdod au sud de Tel-Aviv. Avant de se donner la mort, elle a pris soin de laisser un message à la fois édifiant et émouvant. C’est un document de près de 200 pages avec pour titre, “Faire sa volonté”, racontant ici son quotidien à l’intérieur du groupe.

La défunte,  Esti Weinstein selon ses propres témoignages découverts après son suicide, dit avoir été forcée à se marier tôt, 17 ans. Selon Libération,  «après avoir quitté une secte hassidique, elle n’était plus en droit de voir ses 7 enfants. Elle laisse derrière elle un témoignage édifiant sur la vie au sein de ce groupe de “haredim”, en français “craignant Dieu”.

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Le sujet est d’actualité puisque, au regard du témoignage de la victime, le débat devient intéressant car, ramenant sur le tapis, le sempiternel problème laïc et religieux depuis les débuts d’Israël.

Pour avoir décidé de quitter la secte, il y a huit ans, les membres de sa famille coupent tout lien avec elle: une pratique courante chez la plupart des ultraorthodoxes envers celles et ceux qui choisissent de devenir laïques.

« C’est dans cette ville que j’ai donné naissance à mes filles et c’est dans cette ville que je meurs en raison de mes filles”, avait écrit la jeune femme avant de se suicider.

D’après le témoignage qu’elle a laissé et dont certains extraits ont été publiés par la presse israélienne,  c’est à la fois poignant et édifiant.

« Esti Weinstein explique avoir été mariée à 17 ans avec un homme qu’elle n’avait rencontré qu’une seule et unique fois. Son mari lui impose les “takanot”, soit les principes à suivre chez les hassidim : se taire, s’occuper du ménage. Pire encore : elle est obligée d’enfanter une fois par an minimum, en moyenne. Ce mariage forcé, couplé à la pression constante des rabbins, pousse Esti à se détourner de la secte », témoigne-t-elle dans le manuscrit.

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Selon Libération, « en apprenant sa mort, sa famille a souhaité organiser un enterrement selon les règles du judaïsme. Problème, Esti Weinstein souhaitait des funérailles différentes. Ses amis laïcs se sont alors mobilisés et ont fini par obtenir gain de cause. En Israël, pour le monde laïc, Esti Weinstein s’est transformée en symbole, en héroïne nationale, comme le prouve les nombreux inconnus qui se sont déplacés, mardi dernier, pour lui rendre un dernier hommage ».

                                                                                                                                            Yao Junior L.

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