J.O 2016 : le Tribunal Arbitral du Sport rejette l’appel des Russes. Leurs athlètes n’iront pas à Rio

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Les athlètes russes ne verront pas Rio. Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a rejeté l’appel des athlètes russes suspendus pour les Jeux de Rio. Les Jeux olympiques débuteront donc le 5 août sans les sportifs russes, une décision qui n’est pas du goût des autorités russes.

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté l’appel du Comité olympique russe (ROC) et des 68 athlètes qui demandaient à participer aux Jeux olympiques de Rio après avoir été suspendus par la Fédération internationale (IAAF).

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« Le jury du TAS a confirmé la validité de la décision de l’IAAF selon laquelle des athlètes dont la fédération nationale est suspendue sont inéligibles pour les compétitions tenues sous l’égide de l’IAAF », a déclaré le TAS pour motiver sa décision. Selon le TAS, le ROC reste « habilité à sélectionner les athlètes russes qui remplissent les critères et sont éligibles pour concourir selon (le règlement) de l’IAAF » pour représenter la Fédération de Russie aux Jeux olympiques de Rio.

À ce jour, seules deux athlètes russes ont été repêchées par l’IAAF. Il s’agit de la sauteuse en longueur Darya Klishina et Ioulia Stepanova (800 m).

Mais à la question de savoir si les athlètes russes sélectionnées doivent être inscrits « comme représentants de la Fédération de Russie ou comme athlètes neutres », les trois arbitres du TAS ont estimé n’être pas compétents pour y répondre.

L’IAAF a immédiatement réagi en faveur de la décision du TAS, estimant qu’elle créait des « conditions de compétition à armes égales entre athlètes ».

Cependant, le TAS s’est dit « troublé » par l’application immédiate avec effet rétroactif de la règle de l’IAAF, adoptée le 17 juin 2016. Cette règle prévoit des critères d’éligibilité exceptionnels pour des athlètes dont la fédération est suspendue. Elle stipule que seuls les athlètes résidant à l’étranger et/ou s’étant soumis à un système de contrôle antidopage autre que le système russe étaient éligibles.

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C’était l’occasion du repêchage de Klishina qui était alors permis. Mais « cette règle, incluant des critères basés sur une activité antérieure, ne laissait pratiquement aucune possibilité aux athlètes demandeurs de s’y conformer », a jugé le TAS

Le président de la Fédération internationale d’athlétisme, Sébastian Coe, « remercie » le TAS de son « soutien » face au dopage, alors que la Russie « regrette profondément » la décision du tribunal. « Je ne peux qu’exprimer ma déception. A mon avis, c’est une décision subjective, assez politisée et sans fondement juridique », Ces propos sont ceux de Vitali Moutko, le ministre Russe des sports qui dénonce une décision « politique » et « sans fondement juridique ».

Pour rappel, un « système de dopage d’État », organisé de 2011 à 2015, avait été révélé. Le rapport McLaren a énuméré les tricheries de certains athlètes, comme ces résultats de contrôles antidopage falsifiés et ces échantillons positifs prélevés lors des JO de Sotchi puis escamotés par une « trappe à souris » avec l’aide des « magiciens » du FSB, les services secrets russes.




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