Le Burkina maintient toujours le mandat d'arrêt contre Guillaume Soro

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La tension est toujours palpable entre la Côte d’Ivoire et le Burkina concernant l’enregistrement sonore impliquant l’actuel président de l’assemblée nationale ivoirienne, Soro Guillaume et plusieurs hauts cadres burkinabés, dans une tentative de déstabilisation du pays des hommes intègres. Et cela malgré la dernière rencontre entre le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue burkinabé Marc Kaboré, au sujet de cet incident diplomatique , http://afrikmag.com/mandat-darret-contre-guillaume-soro-rencontre-entre-alassane-ouattara-et-roch-kabore/, l

La justice burkinabè est plus que déterminée à aller jusqu’au bout de cette affaire, quelque soit le prix à payer. Elle affirme être prête à poursuivre sa procédure de mandat d’arrêt contre le président de l’Assemblée Nationale Ivoirienne.

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Lors d’une conférence de presse à Ouagadougou, lundi dernier,  les juges ont indiqué qu’ils n’avaient aucune intention de lever le mandat d’arrêt international émis contre Guillaume Soro dans le cadre de l’enquête sur la tentative de coup d’État, du 17 septembre. Le message a été porté par  le lieutenant-colonel Norbert Koudougou, procureur du tribunal militaire de Ouagadougou

De nombreuses rumeurs font état de fortes pressions  politiques sur les juges d’instruction afin de lever le mandat d’arrêt contre le N°2 de l’État ivoirien. Mais le procureur s’est voulu très rassurant.

« Personne n’a demandé à un juge d’instruction de lever un mandat d’arrêt. Il n’y a eu aucune pression pour lever le mandat d’arrêt contre Guillaume Soro. Le juge d’instruction travaille en toute indépendance. Le succès de l’instruction c’est le succès de toute la procédure et le juge d’instruction qui a posé un acte ne peut lui-même l’annuler ou le retirer du dossier. » a déclaré le  lieutenant-colonel Norbert Koudougou

Le procureur n’a pas manqué de préciser que  toutes les précautions avaient été prises pour que la procédure suive son cours.

Des Gilets par balles, des grenades lacrymogènes et un hélicoptère (preuves)

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Selon le quotidien Jeune Afrique, il est question pour  les juges d’instruction burkinabé d’entendre Guillaume Soro sur deux points, notamment: la découverte de 300 gilets pare-balles et de grenades lors d’une perquisition à son domicile de Ouagadougou, début octobre. Et l’aller-retour d’un hélicoptère de l’armée de l’air burkinabè entre Ouaga et la petite ville de Niangoloko, près de la frontière ivoirienne, le 19 septembre dernier, deux jours après la prise du pouvoir par le général Gilbert Diendéré. L’appareil avait récupéré des caisses de grenades lacrymogènes et une valise auprès de véhicules venus de Côte d’Ivoire.

Au cours de la conférence le procureur Koudougou a également préciser que 63 personnes (46 militaires et 17 civils) ont été également inculpées dans la tentative de coup d’État de mi-septembre et 9 autres autres personnes dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien président Thomas Sankara.

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