Nigeria: la seconde lycéenne retrouvée au centre d’une grosse polémique

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Selon l’armée nigériane, Serah Luka, la fille d’un pasteur, originaire de Madagali, dans l’Etat d’Adamawa (nord-est), se trouvait parmi un groupe de 97 femmes et enfants secourus jeudi vers Damboa, dans l’Etat voisin de Borno, au cours d’une opération militaire contre les islamistes de Boko Haram.

Mais Yakubu Nkeki, le président de l’association des parents des otages de Chibok, reste catégorique: Serah Luka, la seconde lycéenne nigériane retrouvée par l’armée cette semaine, “ne fait pas partie” de la liste des 219 filles enlevées le 14 avril 2014, par Boko Haram dans le lycée public pour filles de Chibok.

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Dans la même lancée, plusieurs familles et proches des victimes, refutent également la thèse selon laquelle la seconde fille fasse partie des lycéennes enlevées, et accusent le gouvernement Buhari, de se servir de ces découvertes à des fins politiques.

A son tour, Sesugh Akume, le porte-parole de “Bring Back Our Girls” (BBOG), qui milite pour leur libération, a estimé que Serah Luka était bien une élève du lycée de Chibok, mais qu’elle ne se trouvait pas dans la même classe que les filles enlevées le 14 avril.

“Elle était en SS1 à Chibok et elle a été kidnappée par les insurgés dans sa maison, à Madagali”, à quelque 150 km de là, dans l’Etat voisin d’Adamawa, a-t-il expliqué, sans préciser à quelle date. Le SS1 est l’équivalent de la classe de seconde en France. Or les 219 lycéennes se trouvaient en SS3, l’équivalent de la terminale.

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Il faut rappeler qu’après la découverte de la première otage, le président nigérian Muhammadu Buhari avait considéré que la découverte mardi d’Amina Ali, offrait “de nouveaux espoirs” et “une opportunité unique en termes d’informations vitales” sur les autres captives.

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