Côte d’Ivoire: Les populations mécontentes attaquent les bureaux de la CIE dans plusieurs villes du pays (photos)

0

De violentes manifestations ont lieu depuis mardi 19 juillet contre la Compagnie Ivoirienne d’Electricité (Cie). De nombreux dégâts sont constatés, des bureaux saccagés et pillés, des véhicules incendiés.

Le mardi 19 juillet dernier, des populations ont manifesté devant la direction régionale de la Cie de Yamoussoukro, la capitale politique et administrative de la Côte d’Ivoire.
Les manifestants qui protestaient contre l’émission de factures d’électricité qui seraient de trop et dont les coûts seraient élevés, ont paralysé la circulation durant des heures sur l’axe principal de la ville, voie sur laquelle se situent les bureaux de la Cie locale.

Publicité

Des véhicules garés devant les locaux de la Cie ont été saccagés et brulés. La police a dû user de bombe-lacrymogènes pour disperser la foule surexcitée.

CIE1 F88 indexBUT

Le mercredi 20 juillet, d’autres manifestations ont éclaté dans plusieurs autres localités dont entre autres Daloa, Duekoué, Tiassalé, Katiola, pour ne citer que ces villes-là. Ces ont été le théâtre de manifestations, parfois très violentes contre la Cie. A Daloa, par exemple, c’est à partir de 8 heures déjà que les bureaux de la Cie locale ont été pris d’assaut. Malgré les coups de feu de la police pour dissuader les manifestants, la population mécontente a  pris le soin de saccager, piller et bruler avant de quitter les locaux de la Cie, laissant tout, sens dessus dessous.

Rappelons que dans une communication du lundi 18 juillet, la direction générale de la compagnie Ivoirienne d’Electricité informait sa clientèle que le cycle normal de facturation a repris progressivement, après l’annulation de l’arrêté interministériel du 26 juin 2015 portant ajustement tarifaire, l’opération de remboursement qui s’en est suivie et la mise en œuvre du nouvel arrêté du 20 juin 2016.

La Cie et ses facturations qui croissent au fil des jours, selon une grande partie des consommateurs, avait suscité une vague de protestation via les réseaux sociaux, notamment avec le mouvement « #Les200 ». Les autorités ivoiriennes, par la voie de Bruno N. Koné, ministre de l’économie numérique, avaient minimisé cette revendication « virtuelle ».

Publicité

Selon eux, ils ne seraient que 200 personnes environ, qui se plaignent de montants élevés de factures d’électricité. Cela ne serait pas représentatif de la population ivoirienne.

Mais cette nouvelle vague de protestation, plus formelle cette fois-ci, a déjà fait beaucoup de dégâts. Espérons qu’une solution soit vite trouvée pour calmer les ardeurs des  consommateurs mécontents avant que le pire n’arrive.




Latest Posts

Partager.

Commentaires

Commentaires

Laissez une réponse