Afrique du Sud: Pour ses cheveux, Zulaikha devient le symbole d’une révolte à l’école

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Selon nos confrères de libération, tout serait parti d’une histoire de cheveux. Une adolescente de 13 ans, Zulaikha Patel, aurait été menacée d’exclusion par l’un des responsables de son lycée, le Pretoria High School for Girls, pour non respect du règlement capillaire de l’établissement.

La fillette qui possède une chevelure naturellement crépue, une coupe afro que les responsables de l’établissement lui ont demandé de lisser et de les attacher. Les parents de la jeune fille ont demandé des explications pour comprendre pourquoi la fille devait attacher ses cheveux comme ceux des blancs. Quelques heures après, l’affaire a fait bondir plus d’un.

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Immédiatement, une pétition a été lancée pour dénoncer le « règlement raciste » de ce lycée qui visiblement empêcherait les jeunes filles noires de conserver leurs cheveux au naturel. Près de 10 000 signatures ont été recueillies en une poignée de minutes.

« Le problème à Pretoria High School for Girls ne s’arrête pas à une simple question de cheveux. C’est du racisme pur et dur. » peut-on lire sur la page Facebook de Leno Madiba Lokotwayo, la tutrice d’une autre élève du lycée.

Selon elle, Zulaikha Patel, « la fille aux cheveux incontrôlables », aurait été menacée de sanction après un exposé en classe sur le « marché de l’emploi en Afrique du Sud », dressant un parallèle « pré et post-apartheid ». La jeune fille aurait été coupée avant la fin de son exposé, emmenée dans le bureau de la direction du lycée et menacée de suspension. « Lorsque ses parents l’ont découvert, la direction va brandir la réglementation capillaire de l’école contre elle ».

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Aux dernières nouvelles, Zulaikha Patel a été punie de plusieurs heures de cours pour avoir laissé ses cheveux au naturel. Elle a rejoint le mouvement Stop Racism At Pretoria Girls High (Stop au racisme au lycée pour filles de Pretoria) avec une dizaine de ses camarades et a participé à plusieurs manifestations devant son école, le poing levé pour exprimer son incapacité à s’adapter à des codes reniant sa nature.

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