Burkina Faso: tous les anciens ministres de Compaoré à la gendarmerie…les raisons!

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Selon la presse locale, Les membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré ont été mis en accusation par le Conseil national de la transition (CNT) pour « faits de coups et blessures volontaires, complicité de coups et blessures, assassinats et complicité d’assassinat« . Cela fait suite à l’insurrection populaire qui avait conduit au renversement du régime Compaoré.

Toujours, selon la même presse, hier mardi, dans le cadre d’une enquête rogatoire, ces anciens ministres ont été convoqués à la gendarmerie.

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Pour le Conseil National de Transition (CNT), ces anciens ministres ont une part de responsabilité, tout comme l’ancien président, également mis en accusation devant la Haute cour de justice, pour avoir pris part au conseil des ministres du 21 octobre 2014, ayant adopté le projet de loi portant modification de la constitution en son article 37. Une disposition qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux.

L’on se souvient de l’insurrection qui est née de cette modification constitutionnelle et qui a conduit à une trentaine de morts et une centaine de blessés. Arsène Bongnessan Yé, ex-ministre d’État chargé des réformes politiques du régime Compaoré, était le premier à être reçu. Après lui, c’était autour d’un autre ex-ministre de passer l’audition.

«Vous comprenez aisément qu’on ne peut pas vous parler du contenu de l’audition», a-t-il lancé à la sortie de la gendarmerie.

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Certaines sources indiquent que les enquêteurs de la gendarmerie voulaient connaitre le rôle que jouait chaque membre du gouvernement au cours du conseil, où le projet de loi a été adopté. Les anciens ministres et les gendarmes ont aussi échangé sur la réquisition de l’ex-premier ministre

Dans une lettre adressée au chef d’État Major général des armées, Luc Adolphe Tiao demandait à ce dernier de tout mettre en œuvre pour empêcher les troubles à l’ordre public sur toute l’étendue du territoire national. Ce document avait été publié par les médias au lendemain de l’insurrection populaire. Pendant l’audition, les enquêteurs auraient cherché à savoir si chaque ex-ministre était informé de la présence de cette réquisition.

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