
Le gouvernement américain a annoncé les lieux officiels de dépôt des demandes pour les citoyens de sept pays africains actuellement dépourvus de services de visas locaux. Cette initiative vise à simplifier le processus de demande de visa pour les demandeurs qui devaient auparavant parcourir de longues distances pour accéder aux services consulaires américains.
Le Département d’État américain a récemment publié une politique exigeant qu’à compter d’aujourd’hui, les entretiens de visa soient menés strictement à l’ambassade ou au consulat du pays de nationalité ou de résidence du demandeur.
Pour les pays qui ne disposent pas de centres officiels pour les services de visas américains de routine, les nouveaux emplacements désignés serviront de points officiels pour soumettre des demandes, assister à des entretiens et obtenir des conseils, offrant ainsi une alternative cruciale qui facilite l’accès et réduit les charges logistiques auxquelles étaient auparavant confrontés les candidats.
Cette évolution marque la dernière étape du durcissement continu des règles de visas américaines sous l’administration du président Donald Trump, qui a poursuivi des contrôles d’immigration plus stricts avec un impact particulier sur les candidats africains.
Selon une déclaration publiée par le Département d’État américain, les candidats doivent être en mesure de démontrer leur résidence légale dans le pays où ils postulent si leur lieu de candidature est basé sur la résidence.
« Les demandeurs de visas de non-immigrant américains (NIV) doivent planifier leurs rendez-vous d’entretien de visa à l’ambassade ou au consulat des États-Unis dans leur pays de nationalité ou de résidence. »
« Les ressortissants des pays où le gouvernement américain ne mène pas d’opérations de visas non-immigrants de routine doivent déposer leur demande auprès de l’ambassade ou du consulat désigné, à moins que leur résidence ne soit ailleurs », indique le communiqué.
Le ministère a également averti que les candidats qui planifient des entretiens pour un visa non-immigrant dans une ambassade ou un consulat américain en dehors de leur pays de nationalité ou de résidence pourraient être confrontés à de plus grandes difficultés pour obtenir un visa.
Entretiens de visa liés aux lieux
En vertu des directives révisées, les demandeurs de visas de non-immigrant américains (NIV) n’ont plus la possibilité de choisir parmi un large éventail de postes consulaires, comme c’était le cas auparavant.
Au lieu de cela, tous les entretiens doivent avoir lieu dans le pays d’origine ou de résidence du demandeur, une mesure visant à rationaliser les opérations consulaires et à réduire les irrégularités dans la planification des visas.
Pour les ressortissants de pays où les États-Unis n’effectuent pas de services de visas de routine, souvent en raison de problèmes de sécurité ou de l’absence de mission diplomatique permanente, le Département d’État a désigné des ambassades et des consulats spécifiques pour traiter leurs demandes.
Par exemple, les ressortissants afghans sont désormais dirigés vers Islamabad, au Pakistan, tandis que les candidats russes doivent déposer leur demande à Astana, au Kazakhstan, ou à Varsovie, en Pologne, compte tenu de la suspension de la plupart des fonctions consulaires dans leurs pays respectifs.
Les mêmes règles s’appliquent à plusieurs pays africains où les États-Unis ne disposent pas de services de visas de routine.
Pour combler cette lacune, le Département d’État a désigné des lieux de dépôt de demandes pour sept pays africains, garantissant ainsi à leurs citoyens un chemin clair pour obtenir des rendez-vous de visa.
La liste complète des pays africains concernés et de leurs postes consulaires assignés est fournie dans le tableau ci-dessous ;
| Numéro de série | Pays | Emplacement désigné |
|---|---|---|
| 1 | Tchad | Yaoundé |
| 2 | Libye | Tunis |
| 3 | Niger | Ouagadougou |
| 4 | Somalie | Nairobi |
| 5 | Soudan du Sud | Nairobi |
| 6 | Soudan | Caire |
| 7 | Zimbabwe | Johannesburg |
Le tableau montre les sept pays africains où les États-Unis ne fournissent pas actuellement de services de visas de routine pour les non-immigrants et les ambassades ou consulats spécifiques désignés pour traiter les demandes de leurs ressortissants.
Les Tchadiens doivent postuler à Yaoundé, les Libyens à Tunis, les Nigériens à Ouagadougou, les Somaliens et les Sud-Soudanais à Nairobi, les Soudanais au Caire et les Zimbabwéens à Johannesburg.
L’absence de services dans ces pays est due à l’instabilité politique, aux risques sécuritaires ou aux opérations diplomatiques américaines limitées, obligeant les demandeurs à utiliser des ambassades régionales mieux équipées pour gérer le traitement des visas.



