La famille Sassou N’Guesso convoquée par la justice américaine

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Décidément la famille du président Congolais Sassou N’Guesso, traverse une  zone d’ombre. La première dame Antoinette Sassou a été convoquée ce lundi par la justice américaine à Washington aux Etats-Unis.

A l’origine une plainte portée par l’homme d’affaire Mohsen Hojeij qui a dirigé la societé Commisimpex. En effet l’histoire débute dans les années 1980 où Mohsen Hojeij était à la tête de la societé. Connaissant très bien le chef de l’Etat, il remporte d’importants marchés publics. Mais à la fin des travaux, contrairement à ce qui était convenu, Brazzaville ne lui verse qu’une petite partie de l’argent.

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Une bataille judiciaire commence pour récupérer la créance, menée sur plusieurs fronts : Royaume-Uni, Belgique, Suède, Etats-Unis, et France. A deux reprises (en 2000 et 2003), la justice donne raison à l’homme d’affaires anglo-libanais. Mais Brazzaville refuse toujours de payer la dette et tente en 2012 de la faire annuler en déclarant la société Commisimpex en faillite.

Une dette d’un milliard d’euros

Les tribunaux américains et français saisis par le plaignant rejettent cette liquidation. Sachant qu’il a peu de chances de récupérer son argent au Congo, Mohsen Hojeij tente par tous les moyens de faire saisir les biens de l’Etat congolais à l’étranger. En 2015, l’équivalent de six millions d’euros ont pu été glanés à Paris sur des comptes bancaires appartenant aux autorités congolaises.

Mais aux yeux de l’équipe d’avocats de l’homme d’affaires, ce n’est pas assez. Ils promettent de poursuivre leur traque jusqu’au bout. D’autant qu’au fil des ans, la créance n’a cessé d’augmenter : passant de 100 millions d’euros en 1990 à un milliard aujourd’hui, soit près de 20 % du budget de l’Etat congolais l’an passé.

L’objectif de la convocation adressée à Madame Sassou est : pousser la première dame à coopérer en fournissant au cabinet d’avocat américain toute information en sa possession sur les sources de revenus de sa famille, l’emplacement de ses biens, ainsi que ceux de l’Etat congolais. Des biens, qui selon les avocats de l’homme d’affaires sont « connus pour faire l’objet de pratiques et de transferts frauduleux ».

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Le document d’assignation relève la liste des personnes auxquels l’entourage de l’homme d’affaires s’intéresse pour récupérer leur créance. Au total, ce sont 63 personnes, parmi lesquelles des enfants du couple présidentiel, le chef des services de renseignement congolais ou encore le négociant en pétrole Lucien Ebata.

Pour rappel la famille Sassou N’Guesso est déjà dans le viseur de la justice francaise pour l’affaire des biens mals acquis, aux cotés de la famille Bongo du Gabon et  N’guema de la Guinée Equatoriale

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