
L’Afrique abrite certaines des réserves minérales les plus riches du monde, pourtant les politiques, les infrastructures et la gouvernance déterminent souvent si ces ressources attirent les investissements.
Selon l’enquête annuelle 2025 de l’Institut Fraser auprès des sociétés minières, les dirigeants miniers classent les juridictions en fonction du potentiel géologique et de la politique gouvernementale , notamment la fiscalité, la sécurité réglementaire et la qualité des infrastructures.
L’enquête, qui a interrogé plus de 2 300 dirigeants, combine un indice de perception des politiques (IPP) et un indice de potentiel minéral des meilleures pratiques pour produire l’indice d’attractivité des investissements (IAI).
Bien que le potentiel minier détermine environ 60 % des décisions d’investissement, la perception des politiques publiques demeure cruciale.
| PAYS ET SCORE IAI | ||
|---|---|---|
| 1 | Botswana | 86 |
| 2 | Maroc | 79 |
| 3 | Zambie | 73 |
| 4 | Tanzanie | 68 |
| 5 | Côte d’Ivoire | 61 |
| 6 | RDC | 57 |
| 7 | Namibie | 56 |
| 8 | Ghana | 55 |
| 9 | Angola | 54 |
| 10 | Afrique du Sud | 53 |
Dans ce contexte, certains pays ont réalisé des progrès remarquables. Le Botswana arrive en tête du continent, alliant un fort potentiel géologique à des politiques minières favorables, suivi du Maroc et de la Zambie.
En Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire a repris sa place de pays minier le plus attractif de la région, devançant le Ghana. D’autres pays, comme le Mali, le Burkina Faso et la Guinée (Conakry), continuent de faire face à l’incertitude politique, aux risques sécuritaires et aux difficultés de gouvernance.
Le défi des revenus miniers en Afrique
L’un des principaux défis réside dans le fait qu’une grande partie du secteur minier africain est contrôlée par des entreprises étrangères, ce qui a incité plusieurs gouvernements à explorer des moyens de tirer davantage de valeur de leurs richesses minérales.
Des tentatives de nationalisation, des redevances plus élevées et des règles plus strictes en matière de contenu local ont émergé dans des pays comme la région AES, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, reflétant une volonté de faire en sorte que les richesses minières de l’Afrique se traduisent par des emplois, des infrastructures et des recettes nationales plutôt que de profiter principalement aux multinationales.
Ces mesures visent à trouver un équilibre : maintenir les investissements étrangers tout en augmentant les retombées économiques pour les populations locales.



