
Un grave scandale secoue Access Bank après la découverte choquante de centaines de vidéos enregistrées secrètement dans les toilettes de son centre de contact à Oniru, dans l’État de Lagos au Nigeria.
Stephen Ifeanyichukwu Ejezie, ancien spécialiste de l’assurance qualité, est au cœur de l’affaire.
Selon plusieurs sources internes, Ejezie a été surpris aux alentours de 1 h 30 du matin, mercredi, caché dans les toilettes pour femmes. Une employée, qui prenait sa douche, a remarqué un téléphone dissimulé qui semblait filmer depuis la cabine voisine. Elle a immédiatement donné l’alerte. Lorsque les collègues sont intervenus et ont exigé que la personne dans la cabine ouvre la porte, ils ont découvert Ejezie.
Malgré ses tentatives de se justifier, il n’a pas pu expliquer pourquoi il était dans les toilettes réservées aux femmes, ni pourquoi son téléphone enregistrait.
« Il a affirmé ne pas savoir comment il s’était retrouvé là, mais n’a pas pu justifier la présence de la caméra », a rapporté un témoin.
Suite à l’incident, la banque aurait ordonné son arrestation et autorisé une perquisition de son domicile. Sur ses appareils, la police aurait découvert plus de 400 vidéos compromettantes de collègues, hommes et femmes, filmés à leur insu alors qu’ils se trouvaient nus ou en train de se laver dans les toilettes.
Les vidéos, selon plusieurs sources, auraient été vendues sur des plateformes comme OnlyFans et Telegram, à des acheteurs présumés en Europe et en Asie. « Il avait un compte sur OnlyFans pour vendre ces contenus. On a aussi retrouvé certaines vidéos sur Telegram », a déclaré un informateur proche du dossier.
Stephen Ejezie avait rejoint Access Bank en février 2023 en tant qu’agent au centre de contact avant d’être promu spécialiste assurance qualité en octobre. D’anciens collègues décrivent un homme calme, professionnel et apprécié de tous.
« Personne ne s’attendait à ça. Il était toujours souriant, courtois et faisait bien son travail », confie un ex-collègue.
Malgré son arrestation, Ejezie aurait été relâché. La banque aurait mis fin à son contrat, mais ne semble pas, à ce jour, avoir engagé de poursuites judiciaires.
Ce silence apparent alimente la colère et l’inquiétude parmi les employés, dont beaucoup estiment que la direction cherche à protéger la réputation de la banque, au détriment de leur dignité et de leur sécurité.
« On a peur que les vidéos finissent sur Internet. La banque ne fait pas assez pour nous rassurer », déclare un employé.
Une réunion convoquée par la direction vendredi matin n’a pas réussi à calmer les tensions.
« Ils ont renforcé les restrictions sur les horaires de présence, mais rien n’est dit sur une action judiciaire concrète contre Stephen. C’est comme s’ils voulaient étouffer l’affaire », témoigne un autre.
La banque, pour sa part, n’a pas encore publié de communiqué officiel sur le sujet.



