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Ce pays africain interdit aux étrangers de gérer de petites entreprises

Ce pays africain interdit aux étrangers de gérer de petites entreprises

La Tanzanie a adopté de nouvelles restrictions radicales interdisant aux étrangers d’exploiter un large éventail de petites entreprises.

La Tanzanie a adopté de nouvelles restrictions radicales interdisant aux étrangers d’exploiter un large éventail de petites entreprises, dans le but de protéger l’activité économique locale et de préserver les opportunités pour les citoyens locaux.

Le nouveau règlement, l’ordonnance sur les licences commerciales (interdiction des activités commerciales pour les non-citoyens) de 2025, a été officiellement publié le 28 juillet 2025, sous l’avis gouvernemental n° 487A, et signé par le Dr Selemani Jafo, ministre de l’Industrie et du Commerce.

En vertu de cette directive, il est interdit aux étrangers de participer à 15 secteurs d’activité spécifiques considérés comme essentiels à l’autonomisation économique des populations locales. Ces secteurs, traditionnellement dominés par les Tanzaniens, sont considérés par le gouvernement comme essentiels à la création d’emplois et de revenus locaux

  • Exploitation de salons, de petits commerces de détail, de restaurants et de bornes de transfert d’argent mobile
  • Gérer des entreprises de réparation de téléphones portables
  • Fournir des services liés au tourisme tels que des visites guidées
  • Offrir des services de nettoyage domestique, de bureau et environnemental
  • S’engager dans l’exploitation minière à petite échelle et la livraison locale de colis/poste
  • Exploitation de boutiques de souvenirs, de musées, de stations de radio et de télévision
  • Agir en tant que courtiers ou agents dans des transactions immobilières ou commerciales
  • Participation aux services de compensation et d’expédition
  • Acheter des récoltes directement auprès des fermes
  • Exécution d’opérations de jeu en dehors des casinos agréés
  • Posséder ou gérer des micro et petites industries

Le règlement prévoit des amendes pouvant aller jusqu’à 10 millions de shillings tanzaniens (3 898 dollars) et une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à six mois, ou les deux, pour les contrevenants. De plus, les permis de séjour et les visas des contrevenants étrangers peuvent être révoqués. Les citoyens tanzaniens qui aident des non-citoyens dans ces activités réglementées s’exposent également à des sanctions, notamment une amende de 5 millions de shillings tanzaniens (1 949 dollars) ou jusqu’à trois mois d’emprisonnement.

Le gouvernement affirme que ces restrictions font partie d’une initiative plus large visant à autonomiser les Tanzaniens sur le plan économique, mais cette mesure a suscité un malaise au sein de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE), où de telles restrictions unilatérales sont souvent considérées comme des barrières non tarifaires au commerce et à l’intégration régionaux.

Avec au moins 40 000 Kenyans vivant et travaillant en Tanzanie, dont beaucoup opèrent dans l’économie informelle, les nouvelles restrictions devraient affecter les moyens de subsistance et mettre à rude épreuve les relations bilatérales.

D’autres États membres, dont le Rwanda, le Burundi, le Soudan du Sud, la Somalie et la République démocratique du Congo, pourraient également voir leurs ressortissants touchés.

Ahmad Diallo

Je suis Ahmad Diallo, Rédacteur en chef chez AfrikMag. Très friand de lecture, de rédaction et de découverte. Mes domaines de prédilection en matière de rédaction sont la politique, le sport et les faits de société. Email : [email protected]

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