
ChatGPT, le chatbot IA développé par OpenAI, fait face à des interdictions et des restrictions dans plusieurs pays africains, suscitant des débats sur l’accès, la réglementation et l’état de préparation du continent à l’IA avancée.
Selon un rapport de juillet 2025 de Cybernews , qui a analysé les données de service d’OpenAI, plus de 20 pays dans le monde ont restreint l’accès à ChatGPT, dont 9 en Afrique.
Alors que des nations non-conformistes comme la Chine, la Russie et l’Iran ont imposé des interdictions politiques sur ChatGPT et investissent dans leurs propres alternatives d’IA , les Africains sont aux prises avec un ensemble de problèmes plus complexes, notamment une infrastructure Internet limitée, des sanctions, une instabilité politique et une incertitude réglementaire, conduisant à des restrictions sur la plateforme.
Pays africains où ChatGPT fait face à des restrictions
| Non | Pays | Statut | Motif des restrictions |
|---|---|---|---|
| 1 | Érythrée | Bloqué par le gouvernement | Infrastructure Internet limitée et environnement informationnel contrôlé par l’État |
| 2 | Libye | Bloqué par le gouvernement | Instabilité politique et manque de cadre réglementaire |
| 3 | Eswatini | Bloqué par le gouvernement | Petite taille du marché, incertitude réglementaire et présence commerciale limitée d’OpenAI |
| 4 | Burundi | Bloqué par le gouvernement | Des infrastructures sous-développées et une politique numérique limitée |
| 5 | Soudan du Sud | Bloqué par le gouvernement | Faiblesse des infrastructures numériques et conflit persistant |
| 6 | Soudan | Bloqué par le gouvernement | Restrictions autoritaires et perturbations liées aux conflits |
| 7 | République centrafricaine | Bloqué par le gouvernement | Infrastructure technologique limitée et gouvernance fragile |
| 8 | Tchad | Bloqué par le gouvernement | Accès Internet restreint et ingérence politique |
| 9 | République démocratique du Congo | Bloqué par le gouvernement | Sanctions, infrastructures faibles et manque de réglementation numérique |
Il est à noter que les pays africains qui restreignent l’accès à ChatGPT sont principalement ceux qui sont impliqués dans un conflit ou sous un régime autoritaire, tandis que les citoyens de pays comme le Nigéria, le Kenya, l’Afrique du Sud et le Ghana ont pleinement accès à la réglementation et à l’innovation en matière d’IA et explorent activement ces dernières.
Ce contraste souligne comment la stabilité systémique détermine l’accès aux technologies transformatrices. Dans les pays dotés d’institutions solides, l’IA prospère dans divers secteurs, notamment l’éducation, les petites entreprises, les services professionnels et la logistique.
À l’inverse, ceux qui sont soumis à des restrictions risquent d’être exclus d’une économie mondiale axée sur l’IA, qui devrait ajouter des milliers de milliards de dollars de valeur d’ici 2030.



