
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger annoncent leur retrait de la Cour pénale internationale (CPI), arguant qu’elle est partiale et utilisée comme un outil « néocolonial » contre les pays les plus faibles.
Les trois pays, tous dirigés par des juntes militaires après de récents coups d’État , ont déclaré dans une déclaration commune que la Cour « s’est montrée incapable de traiter et de poursuivre les crimes de guerre avérés, les crimes contre l’humanité, les crimes de génocide et les crimes d’agression ».
Ces trois pays se sont rapprochés de la Russie ces dernières années, approfondissant leurs liens militaires et politiques.
Cette décision est le dernier signe de la coopération croissante des deux pays au sein de l’ Alliance des États du Sahel (AES) , un bloc qu’ils ont formé après avoir pris leurs distances avec la France et d’autres partenaires occidentaux.
La CPI, basée à La Haye, a été créée en 2002 pour juger les individus accusés des pires crimes du monde lorsque les tribunaux nationaux ne peuvent ou ne veulent pas agir.
Mais les gouvernements africains accusent depuis longtemps la Cour de faire deux poids, deux mesures, affirmant qu’elle se concentre principalement sur les affaires africaines tout en ignorant les crimes commis par les pays puissants.
En 2025, la CPI comptait plus de 120 États membres.
Le retrait simultané de trois pays constitue un nouveau défi pour la Cour, qui fait face à des critiques croissantes en Afrique.
Cette annonce intervient également deux ans après que la CPI a émis un mandat d’arrêt contre le président russe Vladimir Poutine, devenu depuis un allié clé des États du Sahel.
Pour l’instant, le Burkina Faso, le Mali et le Niger restent membres de la CPI jusqu’à la fin de leur période de retrait d’un an.
Leur annonce s’ajoute à des questions plus larges sur l’avenir de la justice internationale en Afrique et sur la possibilité pour d’autres pays de suivre leur voie.



