
Le département d’État américain a ajouté le Brésil et l’Afrique du Sud à sa liste de surveillance du trafic d’êtres humains, citant ce qu’il appelle l’incapacité des deux pays à montrer des progrès suffisants dans la lutte contre ce crime.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions accrues entre l’administration Trump et les deux gouvernements.
Le rapport annuel du ministère sur la traite des personnes (TIP), publié lundi avec près de trois mois de retard après des réductions de personnel, évalue les efforts mondiaux pour lutter contre le travail forcé, le trafic sexuel et d’autres formes d’esclavage moderne.
Le Brésil et l’Afrique du Sud ont été rétrogradés dans la « liste de surveillance de niveau 2 » du rapport, une catégorie réservée aux gouvernements qui risquent des sanctions américaines s’ils n’intensifient pas leurs efforts, selon Reuters .
Tout en reconnaissant que les deux pays ont pris des mesures pour lutter contre la traite, le rapport indique que ces mesures sont insuffisantes.
En Afrique du Sud, les autorités ont lancé la première équipe spéciale sous-provinciale du pays et obtenu davantage de condamnations, mais ont identifié moins de victimes et mené moins d’enquêtes et de poursuites.
Le Brésil a également lancé moins d’enquêtes et de poursuites que les années précédentes, et ses tribunaux ont enregistré moins de condamnations initiales.
Relations tendues avec les États-Unis
Les relations entre Washington et les deux pays sont tendues. Le président Donald Trump a accusé à plusieurs reprises l’Afrique du Sud, sans preuve, de persécuter sa minorité blanche et a mis en place un programme d’accueil des réfugiés pour les Sud-Africains blancs, assorti de droits de douane élevés.
Le Brésil est confronté à des restrictions de visa et à des sanctions financières de la part des États-Unis à la suite du procès et de la condamnation de l’ancien président Jair Bolsonaro, un allié de Trump.
Cette désignation est stigmatisée et peut éroder la confiance des investisseurs et les flux d’aide. Les deux pays sont sous pression pour faire preuve de progrès, sous peine de voir leur réputation et leurs économies subir des conséquences néfastes.



