
La 74ᵉ édition de Miss Univers, qui s’est tenue le 21 novembre 2025 à Bangkok, Thaïlande a vécu un tournant dramatique après la consécration de Fátima Bosch (Mexique).
Si la victoire de la Miss mexicaine a été largement relayée, c’est le parcours d’Olivia Yacé, représentante de la Côte d’Ivoire, qui cristallise aujourd’hui l’attention, non seulement pour sa performance, mais surtout pour la controverse qui a suivi.
Un parcours brillant mais controversé
Olivia Yacé, déjà très appréciée des fans, s’est hissée dans le top 5 de la compétition, se plaçant comme quatrième dauphine. Beaucoup ont estimé que son talent, sa présence scénique et la profondeur de ses réponses lors des phases finales méritaient la couronne. Certains observateurs ont même dénoncé un manque de transparence dans le processus de jugement.
Le COMICI (le Comité Miss Côte d’Ivoire), de son côté, a annoncé qu’il mènerait des investigations internes pour « mieux cerner les faits imputables ».
Démission : Yacé renonce à son titre continental
Quelques jours seulement après la fin du concours, Olivia Yacé a annoncé sa démission du titre de Miss Universe Africa & Océanie. Dans une déclaration publique, elle a souligné que sa décision était motivée par le désir de rester « fidèle à ses valeurs : respect, dignité, excellence et égalité des chances ».
Elle a également précisé qu’elle mettait fin à toute affiliation future avec l’Organisation Miss Universe (MUO).
Le COMICI a confirmé cette décision dans un communiqué, évoquant des « convenances personnelles » et annonçant que Yacé rendrait officiellement son insigne continentale.
Le scandale : le visa selon Raúl Rocha
Dans une interview très commentée avec la journaliste Adela Micha, Raúl Rocha , président de l’organisation Miss Universe , a affirmé que l’un des obstacles majeurs à une victoire d’Olivia Yacé résidait dans son profil migratoire. Selon lui, la Miss Côte d’Ivoire aurait dû obtenir des visas pour 175 pays, une contrainte considérable pour une reine de beauté dont le mandat exige de nombreux déplacements internationaux.
Rocha a déclaré : « 175 pays lui demandent un visa … ça va être la Miss Universe qui passe tout l’année dans un appartement »
Il a expliqué que certains de ces visas nécessitent des procédures très longues, parfois jusqu’à six mois à l’avance, avec des coûts élevés, ce qui rendait la logistique difficile pour une Miss Universe dont le rôle est essentiellement international.
Accusations de favoritisme et échos sur le web
À l’origine de cette crise : des accusations persistantes de manipulation des votes et de favoritisme. Plusieurs médias soulignent que certains fans et experts jugeaient Olivia Yacé comme la véritable gagnante, estimant que l’organisation ne lui aurait pas accordé la place qu’elle méritait. La tension a été exacerbée par des déclarations virales sur les réseaux, où l’on évoque un manque de transparence : certains prétendent que des juges ont démissionné en dénonçant un favoritisme en faveur de Fátima Bosch.
Un message fort de la candidate ivoirienne
Dans sa lettre d’adieu, Yacé a non seulement exprimé sa gratitude à ses supporters, mais aussi son désir de rester un modèle d’inspiration. Elle appelle les communautés noires, africaines, caribéennes, afro-descendantes à continuer à « entrer dans des espaces où l’on ne vous attend pas », et à ne laisser personne « définir qui nous sommes ou limiter notre potentiel ».
Le retrait d’Olivia Yacé s’ajoute à une série de remous autour de l’édition 2025 : entre accusations de favoritisme, démissions de personnalités liées au concours et critiques sur la gouvernance de l’organisation, cette année marque un moment de crise pour Miss Univers.







