
Les autorités kényanes ont lancé un cri d’alarme face à des cas présumés de recrutement forcé de citoyens pour l’armée russe.
Selon des sources diplomatiques, plusieurs Kényans ont été attirés par des offres d’emploi en Russie, avant de se retrouver enrôlés dans des camps militaires et envoyés sur le front ukrainien.
Le ministre kényan des Affaires étrangères, Musalia Mudavadi, a révélé que plus de 200 Kényans sont actuellement enrôlés dans l’armée russe, et que des réseaux de recrutement sont toujours actifs au Kenya et en Russie. Ces réseaux utilisent des stratégies trompeuses, telles que des offres d’emploi fictives et des arrangements de voyage manipulés, pour attirer les Kényans dans le conflit.
Les victimes, dont certaines sont des anciens membres des forces de sécurité kényanes, ont été promises des salaires allant jusqu’à 18 000 dollars pour couvrir leurs frais de visa, de voyage et d’hébergement. Cependant, une fois en Russie, ils se retrouvent enrôlés dans l’armée et envoyés sur le front ukrainien, où certains ont été blessés ou sont portés disparus.
Les autorités kényanes ont ouvert une enquête pour faire la lumière sur ces faits et assurer la protection de leurs ressortissants à l’étranger. Le gouvernement a également annoncé des mesures pour renforcer la réglementation des agences de recrutement et protéger les Kényans contre l’exploitation.
Il est important de noter que le Kenya ne tolère pas le recrutement illégal de ses citoyens pour des conflits étrangers et travaille à rapatrier les Kényans qui se trouvent dans des situations difficiles à l’étranger.



