
Le président américain Donald Trump a invité un groupe restreint de dirigeants mondiaux à rejoindre son « Conseil de la paix pour Gaza », un plan en 20 points visant à instaurer une paix durable et à superviser la reconstruction de l’enclave palestinienne.
La cérémonie de signature est prévue jeudi à Davos, a rapporté Bloomberg Africa, bien que certains invités aient demandé des modifications aux termes du panel avant de confirmer leur participation.
Les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient constituent la majorité des nations qui auraient été invitées, mais Bloomberg a averti que la liste pourrait ne pas être exhaustive.
« La liste d’invitations ci-dessous est basée sur des sources proches du dossier et sur des publications sur les réseaux sociaux. Tous les pays n’ont pas confirmé la réception de ces invitations et la liste n’est pas exhaustive », précise la publication.
L’année dernière, l’Égypte avait accueilli des délégations israéliennes et du Hamas pour des discussions sur la mise en œuvre d’une proposition soutenue par les États-Unis et présentée par le président Donald Trump.
Dans un communiqué, le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré que ces discussions s’inscrivaient dans le cadre des « efforts égyptiens en cours, en coordination avec les médiateurs, pour mettre fin à la guerre israélienne à Gaza » .
Des dirigeants africains figurent sur la liste : l’Égypte et le Maroc
De tous les États africains, seuls l’Égypte et le Maroc ont été publiquement annoncés comme ayant été invités, ce qui souligne l’implication sélective mais stratégique du continent.
L’Égypte et le Maroc ont des intérêts de longue date à Gaza, même si leurs rôles diffèrent.
L’Égypte, sous la présidence d’Abdel Fattah al-Sissi, joue un rôle de médiateur essentiel en accueillant les pourparlers de cessez-le-feu entre le Hamas et Israël, en contrôlant le point de passage de Rafah et en acheminant l’aide humanitaire. La stabilité à Gaza est conditionnée par les préoccupations stratégiques et sécuritaires de l’Égypte, notamment la nécessité d’ empêcher toute extension des activités des groupes armés à la péninsule du Sinaï.
Le Maroc, sous la direction du roi Mohammed VI, joue un rôle plus diplomatique, s’appuyant sur ses liens avec les États-Unis et les pays du Golfe. Rabat défend les droits des Palestiniens, soutient des projets de développement et accueille des dialogues de paix, utilisant son engagement sur la question de Gaza pour renforcer son influence régionale et internationale.
La représentation africaine limitée témoigne de l’approche ciblée de Washington pour impliquer le continent dans les affaires du Moyen-Orient.
Les analystes notent que l’Égypte garantit la présence d’un médiateur expérimenté disposant d’une influence sur le terrain, tandis que le Maroc signale son intention d’impliquer des États capables de mobiliser les réseaux internationaux et leur influence douce pour soutenir la reconstruction et la stabilité.


