
Les 12 pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) auraient décidé de créer une nouvelle force pour lutter contre les djihadistes opérant dans la région.
Des sources ont indiqué à l’AFP que les chefs militaires avaient pris cette décision lors d’une réunion à Freetown ce week-end.
Les discussions ont porté sur la menace terroriste croissante, l’expansion du crime organisé transnational et les défis persistants liés à l’insécurité maritime.
L’objectif initial est de disposer d’environ 2 000 soldats prêts à lutter contre le « terrorisme et l’insécurité » en Afrique de l’Ouest.
Selon certaines sources, ils resteront stationnés dans leurs pays respectifs, la Sierra Leone servant de base logistique au groupe.
Les autorités seraient encore en train de finaliser les détails du financement de cette force et la CEDEAO n’a pas encore publié de déclaration officielle.
Le Sahel, qui traverse l’Afrique entre le Sahara et l’Afrique subsaharienne, est depuis longtemps en proie à des insurrections djihadistes menées par des groupes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique.
Ils ont été particulièrement actifs dans trois anciennes colonies françaises – le Burkina Faso, le Mali et le Niger – qui ont quitté la CEDEAO ces dernières années à la suite de coups d’État militaires.
Les trois pays ont formé leur propre alliance, mais un chef d’état-major ouest-africain affirme qu’ils seront encouragés à coopérer avec la nouvelle force.
Ces trois pays « se trouvent dans une partie du Sahel qui est l’épicentre de la lutte contre les djihadistes. Ils doivent en être inclus », a-t-il déclaré.



