
Le président camerounais Paul Biya aurait nommé son fils, Franck Emmanuel Biya, vice-président de la République et chef des forces armées
Cette nomination, confirmée par un décret officiel daté du 4 avril 2026, désigne également Franck Biya comme ministre délégué au ministère de la Défense, le plaçant ainsi au cœur de la structure sécuritaire du Cameroun.
Le document stipule : « M. Franck Emmanuel BIYA est nommé vice-président de la République du Cameroun »
Il est également précisé : « M. Franck Emmanuel BIYA est nommé chef des forces armées. »
Élargissant son rôle, le décret précise : « Le vice-président de la République, M. Franck Emmanuel BIYA, est également nommé ministre délégué au ministère de la Défense de la République du Cameroun. »
Citant des dispositions constitutionnelles et des lois sur la défense, la présidence a déclaré que les nominations avaient été effectuées conformément aux « exigences du service », ajoutant que le décret « sera enregistré, publié selon la procédure d’urgence et inséré au Journal officiel ».
Cette nouvelle survient quelques mois seulement après que Biya, âgé de 92 ans, a prêté serment pour un huitième mandat sans précédent à la suite d’une élection contestée qui a déclenché des manifestations à l’échelle nationale et attiré l’attention internationale.
Biya a obtenu 54 % des voix lors de l’élection, devançant le candidat de l’opposition, Issa Tchiroma Bakary, qui a recueilli 35 % des suffrages. Tchiroma Bakary a contesté les résultats, affirmant être le vainqueur légitime et accusant les autorités de fraude électorale, ce que le gouvernement dément.
Il a qualifié l’élection de « satisfaisante » et a félicité l’organisme électoral pour sa conduite, tout en félicitant les forces de sécurité d’avoir contenu les manifestations sans aborder les allégations de recours excessif à la force.
Le Conseil constitutionnel a rejeté plusieurs recours contestant les résultats, invoquant l’insuffisance de preuves ou l’absence de compétence.
Biya, qui dirige le Cameroun depuis 1982 après avoir succédé à l’ancien président Ahmadou Ahidjo, fait désormais face à de nouvelles critiques de la part de ses opposants qui l’accusent de renforcer son emprise sur le pouvoir par les voies politiques et militaires.




