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Angola : La « Dos Santos company », le livre qui parle des abois de la famille de l’ancien président

« Dos Santos Company », le livre d’Estelle Maussion, l’ex correspondante de RFI et de l’AFP, parle du Clan Dos Santos, la famille de l’ancien président de l’Angola qui séjourne depuis six mois en Espagne.

Dans une interview accordée à RFI, elle a voulu montrer dans ce livre le système de pouvoir économique, social, politique, « assez incroyable », qui a été mis en place pendant tout le temps où José Eduardo dos Santos a été au pouvoir en Angola « trente-huit ans ».

L’actuel président João Lourenço, dès sa campagne pour les élections générales, et après, à son arrivée au pouvoir, a vraiment voulu incarner une rupture. Il a limogé énormément de gens. Dans son premier discours devant le MPLA, comme président du MPLA, il a dit : « Les ennemis numéro 1 qu’il faut combattre, c’est notamment la corruption et le népotisme ». 

Aujourd’hui, Isabel, la fille, a perdu le contrôle de la société pétrolière Sonangol, José Filomeno, le fils, vient de passer six mois en prison et attend son procès pour corruption, sa femme l’a quitté. Toutes les difficultés de la famille du président sont expliquées dans l’œuvre.

José Eduardo dos Santos, « quand il est au pouvoir, est un homme discret. Il ne donne jamais d’interview, il est presque introverti ».

Isabel, qui est qualifiée « d’étoile de la famille, notamment pour sa projection internationale ».

Angola : La « Dos Santos company », le livre qui parle des abois de la famille de l’ancien président

« On peut avoir l’apparence d’une contradiction entre tous ces personnages, mais ce que je montre, c’est comment ils font tous partie de ce même système et comment chacun a pris sa place dans ce système. Pour revenir sur Isabel dos Santos, c’est vrai qu’elle a donné sa plus grande projection internationale à ce système et à cette époque dos Santos », a expliqué Madame Maussion.

José Filomeno, l’ancien patron du Fonds souverain, était impossible il y a deux-trois ans de penser qu’un dos Santos serait traduit devant la justice. C’était impensable ! Quand il a été inculpé pour fraude, cela a été un choc en Angola. Ensuite, il a passé presque six mois en détention provisoire. C’était aussi impensable. Maintenant, la justice doit faire son travail. On n’a pas encore le fin mot de l’histoire. Cela aussi incarne cette rupture, qui s’est passée dans ce pays et qui se passe encore aujourd’hui en Angola.

SANDRA KOHET

Je suis Sandra KOHET, Web Rédactrice à AfrikMag. Passionnée de Lecture, Cuisine et voyage. sandrakohet@afrikmag.com

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