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Horreur: Le bacha bazi, la tradition afghane qui transforme les jeunes garçons en esclaves s3xuels de la police

C’est une horreur que subissent ces enfants. Le bacha bazi est la tradition afghane qui transforme les jeunes garçons en esclaves s3xuels de la police.

Alors qu’elle avait été interdite par les Talibans ces dernières années, on observe une résurgence de cette tradition qui veut qu’un homme haut-gradé ou/et riche possède un jeune garçon prépubère et imberbe, qu’il grime en fille et dont il abuse sexuellement, comme symbole de son autorité et sa puissance.

En dari, l’une des deux langues officielles en Afghanistan, “bacha bazi” signifie littéralement “jouer avec les garçons”. Cette tradition vieille de plusieurs siècles porte effectivement bien son nom, même si d’un autre point de vue  elle s’apparente tout simplement à de la pédophilie. En effet, elle consiste à transformer de jeunes mineurs imberbes en esclaves d’officiers de police, riches hommes d’affaires et politiciens.

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Ces enfants, âgés pour la plupart de 10 et 18 ans, sont enlevés ou vendus par leur famille très démunis. Puis ils sont maquillés et habillés en filles, drogués aux opiacés par leurs “propriétaires” qui les exhibent lors de soirées entre hommes où ils deviendront les jouets sexuels. Les invités et les hôtes  abuseront d’eux comme bon leur semble sur une période pouvant aller jusqu’à plusieurs années.

Certains bachas sont retenus captifs non loin de leur foyer, dans les postes de police.

Ainsi, après des mois de recherches désespérées, Sardarwali a aperçu son fils entouré de policiers sur un marché de Gereshk. Alors qu’il ne rêvait que de le prendre dans ses bras, il n’a pas osé s’approcher. “Je l’ai regardé s’éloigner et disparaître sa mère est folle de tristesse“, a-t-il soupiré.

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Vivant parfois dans des territoires trop isolés, beaucoup de familles et de victimes n’ont pas pu témoigner. Nombreux parmi elles ont également préféré se taire, accablés à la fois par le chagrin et la honte. L’AFP a néanmoins pu rencontrer un garçon rescapé du bacha bazi. Il a pu s’échapper grâce à un inconnu. Mais traumatisé par ce qu’il a subi, il se mure aujourd’hui dans le silence. “Ses cicatrices vont mettre du temps à guérir, explique son père. Il est comme un mort-vivant.” Incapable de mettre des mots sur son calvaire, il ne parvient pas à reprendre goût à la vie.

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Adjoba Koto

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