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CAN 2025: une édition historique mais entachée par des polémiques arbitrales

Le spectacle et le niveau de la CAN 2025 ne laissent personne indifférent. Si la qualité des infrastructures et le niveau de jeu sont au rendez-vous, une ombre grandissante plane sur la compétition : l’arbitrage. Entre désignations opaques, recours systématiques à la VAR et erreurs manifestes, les polémiques s’accumulent, alimentant des soupçons de favoritisme envers le pays hôte.

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Le choc Maroc-Cameroun : le paroxysme de la discorde

Le quart de finale opposant les Lions de l’Atlas aux Lions Indomptables (victoire du Maroc 2-0) reste à ce jour le point de rupture. Ce match a déchaîné les passions et poussé plusieurs jeunes à télécharger 1xbet pour android, afin de le suivre. Mais la veille du match, la décision de la CAF de remplacer le corps arbitral initial (l’Égyptien Amin Omar et l’Algérien Mustapha Ghorbal à la VAR) par le Mauritanien Dahane Beida a suscité l’indignation.

Durant la rencontre, plusieurs fautes non sifflées ont provoqué la colère des observateurs :

  • Un penalty flagrant oublié sur Bryan Mbeumo après un contact net dans la surface marocaine.
  • L’absence de recours à la VAR sur un coup de coude d’un défenseur marocain au visage de son adversaire.
  • Un arbitrage « à deux vitesses », ralentissant systématiquement les tentatives de jeu rapide des Camerounais.

Le chroniqueur Gregory Schneider a d’ailleurs résumé le sentiment général sur certains plateaux télévisés : « C’est une parodie de football. Autant leur donner la coupe directement ! »

 Des décisions en série et des nominations contestées

Le Maroc n’est pas la seule équipe au centre des débats, mais la récurrence de certaines figures arbitrales interroge. L’arbitre congolais René Daniel Louzaya a notamment officié à la VAR lors de cinq matchs consécutifs du Maroc (contre les Comores, le Mali, la Zambie et le Cameroun). Cette omniprésence est jugée « inappropriée » par plusieurs fédérations, qui dénoncent un manque de neutralité.

D’autres nations ont payé le prix fort de ces approximations :

  1. Le Mali : Éliminé par le Sénégal (0-1), les Aigles ont terminé leur troisième match à dix sur cinq rencontres disputées, des décisions jugées sévères par le staff malien.
  2. La Tanzanie : Lors des huitièmes de finale, un penalty qualifié d’« imaginaire » par de nombreux consultants a facilité la qualification marocaine, brisant les espoirs d’un outsider pourtant solide.

Favoritisme ou pression médiatique ?

Face à la multiplication des recours déposés par six des huit quart-de-finalistes (Algérie, Égypte, Mali, Nigeria, Sénégal et Maroc lui-même), la CAF semble naviguer à vue. Si certains défenseurs du comité d’organisation pointent du doigt une « campagne médiatique organisée » par les pays rivaux, les faits sportifs restent têtus.

Le rôle de Fouzi Lekjaa, président de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), est également scruté. Son influence au sein des instances africaines est perçue par certains comme un levier de pression pour garantir un environnement « favorable » aux Lions de l’Atlas, dans un contexte social où un sacre national est attendu comme une soupape de sécurité.

Quel avenir pour l’équité sportive ?

Alors que les demi-finales approchent, l’intégrité de la compétition est en jeu. Pour que la CAN 2026 reste une fête du football, la CAF devra impérativement clarifier ses processus de désignation et garantir une utilisation impartiale de la technologie vidéo.

 

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