Centrafrique : Touadéra investi pour un 3e mandat de 7 ans, l’opposition crie à la dictature

Bangui, 30 mars 2026. Faustin-Archange Touadéra a prêté serment pour un troisième mandat présidentiel de sept ans, devant plusieurs chefs d’État africains réunis dans la capitale centrafricaine. Parmi les présents : le Gabonais Oligui Nguema. La cérémonie marque officiellement le début de la VIIe République de Centrafrique.
Une victoire à 77 %
Touadéra avait été réélu en décembre 2025 avec 77 % des voix selon les résultats officiels. Ce troisième mandat n’aurait pas été possible sans une réforme constitutionnelle adoptée en 2023, qui a supprimé la limite de mandats présidentiels. C’est cette même réforme que ses détracteurs dénoncent comme une manœuvre pour se maintenir au pouvoir.
L’opposition boycotte et dénonce
La coalition d’opposition BRDC a boycotté le scrutin et refuse de reconnaître les résultats. Pour ses membres, Touadéra s’est taillé un poste à vie en modifiant les règles du jeu. Le terme « dictature » circule ouvertement dans les milieux opposants, à Bangui comme dans la diaspora centrafricaine.
La communauté internationale reste divisée sur la question. Certains partenaires africains ont envoyé des représentants à la cérémonie d’investiture, signe d’une légitimité acceptée, au moins formellement, sur le continent.



