
Le commerce intérieur africain, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), demeure l’un des moteurs économiques les moins développés du continent, ne représentant qu’une faible part du commerce total par rapport aux autres régions. Toutefois, quelques pays impulsent une plus grande intégration régionale en exportant davantage de marchandises vers les marchés voisins.
Le système commercial africain entre dans une phase décisive, le continent s’adaptant à la perte de son accès préférentiel de longue date au marché américain, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) s’imposant comme un cadre clé pour stimuler le commerce intra-africain et réduire la dépendance vis-à-vis des partenaires extérieurs.
Pendant des années, la croissance des exportations a été alimentée par l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), qui offrait une entrée en franchise de droits aux vêtements, aux produits agricoles et aux pièces automobiles aux États-Unis. Cela a contribué à développer les industries dans plusieurs pays, mais a également ancré une dépendance à l’égard de politiques décidées en dehors de l’Afrique.
Avec l’adoption par les États-Unis de tarifs douaniers plus protectionnistes et la disparition des avantages de l’AGOA, les exportateurs sont confrontés à des coûts plus élevés et à une compétitivité réduite.
Selon Semafor , Wamkele Mene, secrétaire général du Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), a fait valoir que le « mépris de Washington pour les règles commerciales » et l’expiration de l’accord commercial préférentiel AGOA avec les États-Unis soulignent le besoin urgent pour l’Afrique de « construire un marché intérieur » en renforçant les chaînes d’approvisionnement et en stimulant la logistique des transports pour dynamiser le commerce intra-continental.
La Zone de libre-échange continentale africaine offre une voie pour recentrer la production et la demande sur l’intérieur du continent, mais tout progrès commence par la compréhension de la structure actuelle du commerce intra-africain.
En 2024, le commerce intra-africain ne représentait qu’environ 14 % du commerce total du continent, contre près de 60 % en Asie et en Europe. La faiblesse des chaînes de valeur régionales continue de limiter les retombées économiques et la croissance industrielle continentale.
Pour prospérer dans un contexte post-AGOA, l’Afrique doit consolider son pouvoir commercial interne et faire de la demande régionale son principal moteur de croissance économique.



