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Côte d’Ivoire/ 19 septembre 2002 : une jeune fille raconte ses pires moments pendant la crise militaro-politique à Bouaké !

19 Septembre 2002-19 Septembre 2020, 18 ans aujourd’hui pour l’un des jours les plus sombres de l’histoire de la Côte d’Ivoire.

 Le début d’une crise militaro-politique qui malheureusement favorisera l’écriture des pages noires de la Côte d’Ivoire avec une rébellion armée entraînant la division du pays et de nombreux morts.

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Ce jour sombre a bouleversé la vie de nombreux Ivoiriens. Nous vous proposons le témoignage recueilli par le Docteur en sociologie, Cyrille Yoboué auprès de dame N.C. Élève en classe de 1er et vivant à Bouaké en 2002, elle a raconté ce moment triste qu’elle a vécu le 19 septembre 2002.

Lire le témoignage :

« Jusqu’à 8 heures, les tirs continuent, mais moi, je banalise la chose et je me rends avec mon père au quartier Air Fance 1, faire mes photos d’identité pour mon inscription en 1ère, la classe que j’avais attendu toute ma vie parce que je trouvais que ça sonnait bien de dire “je suis en 1ère”; et avec les boutons bleus du Grand Bahut (Lycée Moderne Jeunes Filles de Bouaké) ça le faisait trop bien.

Malheureusement cette année scolaire, je ne la ferai jamais à Bouaké, cette situation qu’on avait sous-estimée va se transformer en véritable cauchemar. Une rébellion armée va prendre forme à Bouaké, nous plongeant dans une hantise et un stress terrible.

Mon père faisant partie de la police donc comprenez notre peur. Nous passions nos jours enfermés à la maison, on mangeait juste une fois par jour pour gérer la nourriture. Heureusement, nous avons pu sortir sains et saufs de la ville…. Me voilà à Abidjan, 18 ans après, ce samedi 19 septembre 2020 assise à la maison entourée de mes enfants. Je ne veux plus me souvenir de tout ce qui s’est passé, pour moi, ma famille, mes connaissances, mon pays. Je me demande juste comment auraient été nos vies si tout ça n’était pas arrivé. On ne le saura jamais. Je remercie juste le Seigneur et je lui rends grâce pour tout ce qu’il nous a permis de faire, et de devenir durant ces 18 dernières années. »

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Et vous, où étiez-vous et comment avez-vous vécu cette triste journée ?

Boa Akon

Hello ! Je suis Boa Jules Akon, journaliste sportif et culturel, lisez mes articles sur Afrikmag, merci.

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