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Côte d’Ivoire : le meurtrier du journaliste Jean Hélène va recouvrer la liberté après 17 ans de prison

Le 21 octobre 2003, a été un jour noir pour le monde des médias en Côte d’Ivoire. Ce jour-là, Jean Hélène, journaliste à Radio France International (RFI) a été assassiné dans le pays par un policier selon nos sources.

Le meurtrier du journaliste qui n’est personne d’autre que le sergent de police Théodore Dago Séry en service à la DGPN avait été condamné à 17 ans de prison ferme par le Tribunal Militaire d’Abidjan.

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Le décès du journaliste avait suscité de nombreuses réactions sur l’échiquier national et international.

Le principal suspect sera remis en liberté le 27 octobre prochain, date qui marque la fin de sa peine. Le sergent de police avait été placé sous mandat de dépôt le 27 octobre 2003.

Selon nos sources, en matière de justice militaire, la peine commence à compter de la date d’arrestation même si l’arrestation est simplement disciplinaire et non à compter de la date du prononcé du jugement de condamnation.

«Le tribunal militaire, après avoir reconnu Théodore Dago Séri coupable, l’a également destitué depuis 2004 du corps de la police qu’il ne pourra plus réintégrer» a affirmé à l’AFP, le commissaire du gouvernement (procureur militaire), le contre-amiral Ange Kessi.

Le 21 octobre 2003 au soir, Théodore Dago Séri avait abattu Jean Hélène, correspondant de Radio France Internationale (RFI), âgé de 50 ans, d’une balle de kalachnikov dans la tête, alors qu’il attendait à proximité du siège de la police nationale, à Abidjan, la libération de onze membres du parti de M. Ouattara, l’actuel président ivoirien, alors dans l’opposition.

Initialement incarcéré à la Maison d’arrêt Militaire d’Abidjan, au cœur de la capitale économique du pays. Il est actuellement détenu à la Maison d’arrêt et de correction de Man.

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