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Zambie : la famille d’Edgar Lungu gagne la bataille de son enterrement

La décision met fin à un long bras de fer entre les proches de l’ancien président et le gouvernement zambien.

La famille d’Edgar Lungu vient d’obtenir une victoire importante dans le long bras de fer autour de son enterrement. Plus d’un an après la mort de l’ancien président zambien, la justice sud-africaine a tranché en faveur de ses proches et rejeté la demande du gouvernement zambien, qui voulait récupérer son corps.

La Cour suprême d’appel d’Afrique du Sud a annulé une décision précédente qui ordonnait à la famille de remettre la dépouille aux autorités zambiennes. Cette fois, les juges ont estimé que les droits de la famille devaient prévaloir sur la revendication de l’État zambien.

Edgar Lungu est décédé en Afrique du Sud le 5 juin 2025, à l’âge de 68 ans. Depuis, sa dépouille était restée dans une morgue, le temps que le conflit judiciaire se règle. Le gouvernement zambien souhaitait qu’il soit rapatrié et enterré dans le cimetière réservé aux dirigeants du pays.

Sa famille, elle, voulait organiser l’inhumation en Afrique du Sud. Selon ses proches, ce choix respectait les dernières volontés de l’ancien chef de l’État. Ils refusaient surtout que le président actuel, Hakainde Hichilema, joue un rôle dans les funérailles nationales.

Derrière cette bataille autour d’un enterrement, c’est une rivalité politique très profonde qui a continué même après la mort de Lungu. L’ancien président avait dirigé la Zambie de 2015 à 2021. Il avait battu Hichilema à deux reprises dans les urnes avant de perdre face à lui lors de l’élection présidentielle de 2021.

Zambie : la famille d’Edgar Lungu gagne la bataille de son enterrement

Les tensions entre les deux hommes avaient marqué la vie politique zambienne. Sous la présidence de Lungu, Hichilema, alors opposant, avait été emprisonné pendant plusieurs mois pour des accusations de trahison, avant que les poursuites ne soient abandonnées.

Après sa défaite, Lungu avait aussi accusé les autorités de l’avoir placé de fait en résidence surveillée. Sa famille a donc toujours présenté le dossier funéraire comme une question intime, mais aussi comme une manière de protéger la mémoire de l’ancien président.

Le gouvernement zambien a indiqué qu’il ne ferait pas appel devant la Cour constitutionnelle sud-africaine. Il a reconnu que la suite relevait désormais d’une décision privée de la famille. Si l’inhumation a lieu hors de Zambie, Edgar Lungu deviendra le premier ancien président zambien décédé à ne pas être enterré dans le cimetière national réservé aux dirigeants.

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