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États-Unis : une auteure demande pardon après avoir fait emprisonner un Noir à 16 ans de prison

Anthony Broadwater, 61 ans, a été condamné à tort et emprisonné pour avoir violé Alice Sebold alors qu’elle était une étudiante à l’université de Syracuse.

L’auteure Alice Sebold a présenté ses excuses à l’homme qui a passé 16 ans en prison après l’avoir identifié à tort comme l’ayant violée en 1981.

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Anthony Broadwater, 61 ans, a été condamné et emprisonné l’année suivante pour avoir agressé Mme Sebold alors qu’elle était une étudiante à l’université de Syracuse.

Sa condamnation a été annulée la semaine dernière par des procureurs qui ont déterminé que son arrestation et son procès présentaient de graves lacunes.

Dans une lettre publique adressée à M. Broadwater, Mme Sebold a déclaré qu’elle était sincèrement désolée pour ce qu’il a vécu.

« En tant que victime de viol traumatisée de 18 ans, j’ai choisi de faire confiance au système juridique américain. Mon objectif en 1982 était la justice – pas de perpétuer l’injustice. Et certainement pas d’altérer à jamais, et irrémédiablement, la vie d’un jeune homme par le crime même qui avait altéré la mienne.

Je suis surtout désolée que la vie que vous auriez pu mener vous ait été injustement volée, et je sais qu’aucune excuse ne peut changer ce qui vous est arrivé et ne le fera jamais… Je continuerai à lutter contre le rôle que j’ai involontairement joué au sein d’un système qui a envoyé un homme innocent en prison. »

Dans une déclaration publiée par ses avocats, M. Broadwater s’est dit « soulagé qu’elle se soit excusée. »

« Il a dû lui falloir beaucoup de courage pour faire cela. C’est toujours douloureux pour moi parce que j’ai été condamné à tort, mais cela va m’aider dans mon processus pour faire la paix avec ce qui s’est passé. », poursuit la déclaration.

Selon Variety, les dirigeants des studios ont annulé un prochain film basé sur le livre d’Alice Sebold, « Lucky », qui raconte en détail comment elle a été violée et battue dans un tunnel près de son campus universitaire.

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Le livre de 1999 décrit comment Mme Sebold a repéré dans la rue, plusieurs mois après l’incident, un Noir qu’elle pensait être son agresseur.

Après l’arrestation de M. Broadwater, Mme Sebold n’a pas réussi à l’identifier lors d’une séance d’identification de la police, choisissant un autre homme comme agresseur parce qu’elle avait peur de « l’expression dans ses yeux. »

Mais les procureurs ont tout de même jugé M. Broadwater. Il a été condamné en grande partie parce que Mme Sebold l’a identifié comme son violeur à la barre des témoins et parce que l’analyse microscopique de cheveux l’a lié au crime.

Crédit photo : feedlily

Gaelle Kamdem

Bonjour, Gaelle Kamdem est une rédactrice chez Afrikmag. Passionnée de la communication et des langues, ma devise est : « travail, patience et honnêteté ». Je suis une amoureuse des voyages, de la lecture et du sport. paulegaelle@afrikmag.com

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