Gabon : les militaires révèlent quand ils vont rendre le pouvoir aux civils

Les militaires au pouvoir au Gabon, qui ont renversé le président Ali Bongo Ondimba au mois d’août 2023, ont déclaré lundi que le pays organiserait des élections en août 2025, selon un chronogramme « indicatif » qui doit encore être soumis, en avril 2024, à un dialogue national inclusif

C’est ce qui ressort d’un communiqué lu, lundi, par le colonel Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, porte-parole du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) à la télévision d’État : « Août 2025 : élections et fin de la transition », faisant allusion à un calendrier de transition formel mais « indicatif » que le cabinet avait approuvé mais qui serait présenté pendant un dialogue national inclusif l’année prochaine.

Le CTRI « annonce officiellement le chronogramme de la transition politique au Gabon, suite à son adoption lors du dernier conseil des ministres. Ce chronogramme est une étape essentielle vers la réalisation des six objectifs ambitieux de la transition centrés sur la restauration de la stabilité, la réforme institutionnelle, la lutte contre la corruption, le développement durable, l’éducation ainsi que le dialogue national et la consultation publique », a déclaré le porte-parole du Comité au pouvoir au Gabon.

Parmi les grandes étapes du chronogramme, le colonel Manfoumbi annonce « un dialogue national inclusif sous la présidence de l’Archevêque de Libreville », prévu en avril 2024, la « transformation du Parlement en Constituante » en juin 2024, la présentation de la première mouture de la future Constitution, en août 2024 et l' »adoption du projet final de Constitution » en octobre 2024. Un « référendum pour l’adoption de la nouvelle Constitution » aura lieu entre novembre et décembre 2024, suivi des « travaux sur le nouveau code électoral et adoption par le Parlement », début 2025.

« Août 2025 : Elections, fin de la transition », conclut le porte-parole du CTRI.

En août, l’armée et l’opposition ont toutes deux jugé l’élection présidentielle truquée et, quelques heures plus tard, les autorités militaires ont renversé Ali Bongo, 64 ans, premier président du pays depuis 2009.

Une transition de deux ans avant les élections démocratiques promise par les nouvelles autorités militaires du pays, selon le nouveau Premier ministre gabonais Raymond Ndong Sima, est un « objectif raisonnable ».

Le chef du coup d’État contre Ali Bongo Ondimba, le général Brice Oligui Nguema, a nommé Ndong Sima à la tête du gouvernement de transition.

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