
L’histoire a glacé tout le quartier de Bulemi, dans la municipalité de Weija Gbawe, dans la région du Grand Accra. Une femme prénommée Leticia Okine et ses deux enfants, logés dans un bâtiment inachevé, préparaient leurs repas en y ajoutant de l’urine et des matières fécales.
Interrogée par la chaîne 3news, Leticia a elle-même confirmé les faits, sans montrer aucun signe de gêne. Selon elle, ces substances « améliorent le goût des plats » et auraient des vertus sur la santé. L’urine stockée serait aussi utilisée comme onguent corporel et pour traiter l’eau de boisson.
La communauté sous le choc
Ato Quansah, voisin et président local de l’Association des propriétaires, a confirmé que la famille vit dans le secteur depuis longtemps. Il a précisé que la situation s’est aggravée après le départ du père des enfants, qui aurait quitté le domicile en invoquant le « comportement anormal » de la mère.
Les résidents du quartier, choqués, réclament une intervention urgente des autorités sanitaires et des services sociaux, notamment pour protéger les enfants.
Les experts alertent : de telles pratiques exposent à des risques sanitaires graves, dont la propagation de maladies infectieuses.



