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Guerre Iran-Israël-USA : 25 jours de frappes, et l’Afrique paie déjà la note

Pétrole, inflation, diaspora : comment le conflit du Moyen-Orient frappe le continent africain de plein fouet

Depuis le 28 février 2026, l’armée américaine et Israël mènent des frappes intensives sur l’Iran. Infrastructures militaires, sites nucléaires, centres de commandement à Téhéran. L’Iran riposte par missiles sur Israël et les bases américaines du Golfe. Le Hezbollah est entré dans le conflit côté libanais. Plus de 1 200 morts côté iranien en moins d’un mois. Et l’ayatollah Khamenei est mort.

L’Afrique n’est pas sur le champ de bataille. Mais elle n’est pas à l’abri.

Le pétrole, première blessure

L’Iran est l’un des grands producteurs mondiaux de pétrole. Dès les premières frappes, les marchés ont réagi. Les prix ont grimpé. Pour les pays africains importateurs de pétrole, comme beaucoup de nations d’Afrique de l’Ouest et centrale, ça se traduit directement : carburant plus cher, transport plus cher, inflation sur tout le reste.

Le risque le plus redouté reste la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transitent environ 20 % du pétrole mondial. Si ce passage se ferme ne serait-ce que quelques semaines, la flambée des prix serait sans précédent. Même les exportateurs africains comme le Nigeria et l’Angola, qui profitent à court terme de la hausse, seraient fragilistés par la contraction de la demande mondiale.

Les chaînes d’approvisionnement sous pression

Ce n’est pas que le pétrole. Le conflit perturbe les routes maritimes du Golfe, par lesquelles transitent aussi des marchandises importées en Afrique. Électronique, produits manufacturés, produits alimentaires. Une guerre prolongée signifie des délais plus longs, des coûts plus élevés et des pénuries dans certains secteurs. Les économies africaines déjà sous tension budgétaire absorbent ces chocs avec peu de marge.

La diaspora africaine dans la ligne de mire

Des centaines de milliers d’Africains vivent et travaillent au Liban, en Irak, aux Émirats et dans d’autres pays du Golfe. Le front libanais est actif. Des rapatriements ont déjà commencé depuis le Liban vers plusieurs pays africains. Pour ceux qui restent dans les pays du Golfe, l’incertitude économique menace leurs emplois. Et les transferts d’argent vers leurs familles en Afrique baissent avec eux.

Les réactions africaines divisées

L’Afrique du Sud et l’Algérie ont condamné les frappes américano-israéliennes depuis le début du conflit, rappelant les principes de non-ingérence et de respect du droit international. D’autres gouvernements africains sont restés silencieux, pris entre leurs relations avec Washington et leurs propres populations qui suivent la situation de très près.

À ce jour, aucun cessez-le-feu n’est en vue. Le conflit entre dans sa quatrième semaine. Et chaque semaine qui passe, la note africaine s’alourdit.

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