À la UneCôte d'IvoireJustice

Intelligence Artficielle / Me Florence Loan Messan travaille pour avoir des avocats connectés

Les Avocats ivoiriens seront des avocats connectés. C’est la profession de foi que le Bâtonnier Me Florence Loan-Messan veut traduire en acte concret. D’où la deuxième édition des journées du Numérique dédiée au Barreau ivoirien. Du 9 au 10 janvier 2026, les avocats ont été édifiés sur l’apport de l’Intelligence artificielle à leur travail de demain.

« Mes chers confrères, l’intelligence artificielle n’est ni une menace existentielle, ni une solution miraculeuse. C’est une transition que nous devons conduire ensemble, avec sagesse et courage. Notre profession a traversé les siècles en s’adaptant constamment. Elle traversera aussi cette révolution numérique, à condition que nous restions fidèles à nos valeurs fondamentales : l’indépendance, la compétence, le dévouement à nos clients, et la défense de la justice », a déclaré Me Florence Loan Messan, à l’ouverture de la deuxième édition des journées numériques du Barreau ivoirien.

Intelligence Artficielle / Me Florence Loan Messan travaille pour avoir des avocats connectés

Au terme de son propos, Me Florence Loan Messan a estimé que « L’avenir appartient aux avocats qui sauront allier la puissance de la technologie à l’irremplaçable humanité de notre métier. Et cet avenir, nous le construisons ensemble, dès aujourd’hui ». A la question de savoir si « L’IA remplacera-t-elle l’avocat et le travail du juge ? », le Bâtonnier s’est voulu sans équivoque.

Intelligence Artficielle / Me Florence Loan Messan travaille pour avoir des avocats connectés

« Soyons clairs : non. L’intelligence artificielle ne remplacera pas l’avocat, pas plus qu’elle ne remplacera le juge. Pourquoi ? Parce que notre métier ne se résume pas à traiter de l’information. Nous sommes les gardiens du contradictoire, les architectes de la stratégie judiciaire, les défenseurs de la parole humaine face à l’institution. L’IA peut analyser mille décisions en quelques secondes, mais elle ne comprend pas la détresse d’un client, ne saisit pas les nuances d’une plaidoirie, ne mesure pas l’impact d’un silence lors d’une audience. Le juge, quant à lui, exerce un pouvoir qui engage la société tout entière. Sa décision n’est pas qu’un calcul de probabilités juridiques : c’est un acte de justice qui nécessite sagesse, empathie et responsabilité morale. Aucun algorithme ne peut porter ce poids ».

L’IA sera un outil formidable, certes. Elle nous assistera dans nos recherches, identifiera des jurisprudences pertinentes, nous alertera sur des délais. Mais elle restera ce qu’elle est : un outil au service de l’intelligence humaine, jamais son substitut, ajoute Me Florence Loan Messan qui reconnait cependant que le modèle économique sera redéfini avec une certaine diminution d’honoraires pour ceux qui ne se mettront pas au diapason de la digitalisation.

Intelligence Artficielle / Me Florence Loan Messan travaille pour avoir des avocats connectés

« Les cabinets qui sauront intégrer intelligemment ces outils ne verront pas leurs honoraires diminuer, ils verront leur valeur augmenter », avertit le Bâtonnier. Qui conseille une utilisation intelligente de l’IA dans leur recherche. « Notre déontologie doit évoluer, certainement. Nous devons établir des règles claires sur la transparence, la vérification des sources, la responsabilité finale de l’avocat. Mais refuser l’IA par principe serait aussi absurde que refuser Internet il y a vingt ans. Ce serait priver nos clients des meilleurs outils disponibles.

Me Florence Loan Messan a annoncé aux avocats un abonnement à Jurisprudence CC.  » Cette plateforme de recherche juridique vous permettra de découvrir par vous-mêmes la puissance des outils numériques modernes, d’expérimenter leur utilité dans votre pratique quotidienne, et de franchir ce premier pas vers la modernisation de nos méthodes de travail », assure Florence Loan Messan.  » Cette initiative n’est pas un simple geste symbolique. C’est un investissement dans l’avenir de notre profession, dans votre compétitivité, dans la qualité du service que nous rendons à nos clients », terminera le Bâtonnier.

Intelligence Artficielle / Me Florence Loan Messan travaille pour avoir des avocats connectés

Tanh Guillaume, Magistrat hors hiérarchie a édifié l’assistance au cours d’une leçon inaugurale sur le thème  » L’avocat augmentée, chance ou malchance », pour une bonne administration de la justice. Dans son exposé, le magistrat a conseillé de s’élever au dessus des polémiques et percevoir les valeurs pertinentes de l’Intelligence Intelligence artificielle. Un avocat utilisant l’IA contribue puissamment à aider les juges à réagir rapidement et efficacement, dit-il.

Des clients aussi peuvent privilégier des règlements à l’amiable vu qu’ils pourraient avoir un aperçu de leur procédure. L’Intelligence  artificielle tamisée par l’éthique et la déontologie, c’est ce que recommande le magistrat Tanh Guillaume. Me Koné Kiobien, était aussi de la partie. Pour lui, l’Intelligence artificielle est le domaine qu’il faut connaitre en ce moment. Spécialiste de la question, il invite ses confrères à s’y intéresser.

 

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page